Un printemps humide : Le spectre des incendies de foret est –il écarté ?

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Cela fait si longtemps que nous n’avions connu un printemps aussi humide. Bientôt nous entrerons en période estivale et les sols encore mouillés par les pluies d’avril et de mai retarderont leur assèchement et réduiront les risques majeurs d’incendies. Si juin fait une rallonge printanière où des pluies salvatrices continueront d’arroser la terre surtout celle ombragée par l’épaisseur d’arbres forestiers, il y a de fortes chances que nous ne connaitrions pas ce que nous avions connus en 2021 et 2022.

Le fait même que les sols absorbent l’eau est une bonne chose pour la culture des agrumes. Les agriculteurs s’en félicitent déjà. Pour les céréales c’est autre chose mais il se trouve que les endroits où il a plu à répétition ne sont pas concernés par la culture céréalière. Il faut également se réjouir de cette manne d’eau qui a augmenté le volume de la nappe phréatique. Le seul bémol ce sont les barrages. Ceux–ci sont pratiquement remplis à moins de la moitié à l’ouest du pays, juste la moitié au centre grâce à l’enneigement connu  au cours d’une période hivernale  relativement suffisante. C’est aussi le cas à l’est du pays où les barrages ont dépassé la moitié de leur volume. Selon toute probabilité nous ne connaitrons pas de pénurie d’eu potable cet été même si l’eau distribuée sera rationnée. Cela donnera le temps nécessaire au programme de dessalement d’eau de mer d’être réalisé à l’horizon  2024, date prévue par le gouvernement  qui a promis d’assurer l’alimentation en eau potable pour tout le nord du pays et jusqu’aux hauts plateaux. La stratégie adoptée par le gouvernement sur instruction incessante du président de la république est la suivante; Dessalement d’eau de mer pour la consommation courante, préservation des eaux  pluviales en accélérant un acheminement adéquat et rapide vers les barrages , réalisation davantage de  retenues collinaires et enfin un programme spécial d’alimentation en eau des régions sahariennes en encourageant les pratiques traditionnelles qui ont fait leur preuve durant des siècles et en réalisant d’immenses cuves avec un prolongement de canaux alimentant d’immenses cercles cultivables sur un sol sablonneux. Un programme plus ambitieux est prévu pour les années à venir. Il exige un investissement considérable. En fait il a pour ainsi dire un caractère  pharaonique car il est question de puiser dans un océan d’eau sous les sables de notre grand Sahara, car ce Sahara il y a des dizaines de milliers d’années n’était pas ce grand désert. Plus de la moitié de son étendue était verdoyante parsemée  de  rivières et ruisseaux alimentés par le grand fleuve Niger lequel en cette lointaine époque avait configuré tout la région subsaharienne et particulièrement le Sahel en un véritable paradis terrestre.

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