La triche dans les examens de fin d’année: La justice s’implique à Mila

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La justice s’implique dans la résolution des problèmes générés par la triche scolaire dans les examens de fin d’année.

A cet effet, la cour de justice de la wilaya de Mila a organisé, ce mardi après-midi, une journée d’étude thématique afin de sensibiliser les différents intervenants et, dans le même temps, expliciter les nouvelles dispositions législatives relatives çà la triche dans les examens du BEM et du baccalauréat. Dans son intervention à cette occasion, Farah Ghichi, directrice de l’Orientation scolaire à la direction de l’Education, a révélé que la triche scolaire prend les allures d’un phénomène au sens propre du terme. «La triche, le copiage et l’emploi des contenus des réseaux sociaux dans les examens officiels prennent une allure phénoménale». Elle expliquera que la triche a de graves incidences sur la crédibilité des examens et appelle à la moralisation des élèves et à l’intensification des opérations de sensibilisation dans les milieux scolaires. Elle souligne que le déplorable phénomène est surtout «la triste œuvre» des élèves paresseux ou peu enclins à l’instruction, ou ceux issus des milieux familiaux instables.» Dans ce sens, elle recommande aux parents d’élèves en classe d’examens à secouer leurs enfants, à les accompagner et surtout à leur créer les conditions idoines à la préparation. Le procureur de la République près le tribunal de Mila, Fouded Djamel, a consacré son intervention à la législation et aux mesures répressives prévues par la loi. En renvoyant l’assistance à l’article 253 bis du code des procédures pénales, le magistrat fera savoir que les nouvelles dispositions législatives prévoient de lourdes peines à l’encontre des tricheurs en examens scolaires. «Les personnes impliquées dans les fuites de sujets d’examens officiels encourent des peines d’un an à trois ans de prison ferme et une amende pouvant atteindre les trois cents mille dinars.»Et d’ajouter: «Si l’auteur de la fuite est un employé du secteur de l’Education, ou si la fuite est l’œuvre d’un groupe organisé, la peine d’emprisonnement prévue par la loi va de 5 à 10 ans ferme, alors que l’amende varie de cinq cents mille dinars à un milliard de centimes» Il précise, d’autre part, que si l’acte de fuite de sujets provoque l’annulation partielle ou totale d’un examen scolaire officiel, les peines d’emprisonnement prévues vont de 7 à 15 ans assorties d’amendes pouvant atteindre un milliard et demi de centimes. Intervenant dans le débat, un officier de police de la brigade de lutte contre la cybercriminalité a souhaité la programmation de session de formation au profit des surveillants des examens, en expliquant : « Lors des examens et pendant que nos services suivent l’opération  dans l’espace virtuel, on a constaté que les élèves utilisent des techniques de communication, au moyen de leurs téléphones, qui échappent à l’attention des surveillants. Je souhaiterais l’organisation des séances de formation pour éveiller les surveillants aux sournoiseries des candidats. Rappelons qu’en 2022, trois candidats au BAC, à Mila, ont été condamnés à des peines d’emprisonnement pour copiage en examen scolaire officiel.

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