Autour de la question mémorielle Le couplet « Ya farança » de Kassaman provoque la polémique

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 Le fameux couplet qui fait partie de l’hymne national «Kassaman» qui interpelle la France au sujet de ce qu’elle a fait aux Algériens et qui ajoute qu’elle  finira  par le payer suscite une grande polémique au sein de la classe politique française y compris au sein même du gouvernement puisque Catherine Colonna, la ministre des AE  souhaite son effacement.

A quelques jours ou semaines de la visite prévue de longue date du président Tebboune en France sur invitation du président Macron les polémiques ne cessent de faire jour. Après les questionnements de la droite française  et une partie de la majorité présidentielle concernant l’immigration algérienne et l’accord de 1968 voilà qu’on remet cela mais cette fois-ci cela prend l’aspect d’une ingérence incompréhensible dans la souveraineté algérienne. En effet cette fois-ci c’est la ministre des affaires étrangères du gouvernement Borne, en l’occurrence Catherine Colonna qui a mis son grain de sel sur une question qui touche à la souveraineté nationale de l’Algérie. En effet la ministre a émis le vœu que le couplet de l’hymne national algérien qui cite nommément la France et que la ministre considère comme hostile soit effacé du texte originel. Ainsi  cette ministre qui parle quand même au nom de la France veut faire dans la composition textuelle. De quel droit ? Sait–on qu’une telle déclaration peut être considérée par le gouvernement algérien comme un délit d’ingérence caractérisé et qui mérite d’être sanctionné sans retenue. A l’heure où la commission mixte franco-algérienne composée d’historiens des deux pays essaie de traiter avec toute objectivité et transparence la question mémorielle qui a empoisonné les relations entre les deux pays depuis plus de soixante ans  voilà qu’un parasitage intervient à un moment où les présidents des deux pays veulent tourner la page en disant la vérité à leurs deux peuples sur ce qui s’est passé en Algérie au cours de 132 ans de présence française en Algérie. Ce parasitage d’un membre du gouvernement est tout simplement impensable car il démontre que la nostalgie d’une Algérie française est encore présente dans les cœurs et esprits de certains français et Catherine Colonna fait partie de ces gens là. Cette diplomate dont la complicité avec le Maroc ne fait aucun doute ne rate aucune occasion pour critiquer de manière sibylline l’Algérie. L’hypocrisie dont elle fait preuve dans toutes ses déclarations concernant notre pays ne passe pas inaperçue. C’est clair les autorités politiques algériennes n’aiment pas cette femme même s’ils ne l’expriment pas par courtoisie et aussi parce que cela ne se fait pas. Quant au vœu pieux de cette diplomate française concernant la suppression de ce couplet faisant partie intégrante du texte de notre hymne national, écrit au cours des années où le sang des Algériens coulait à flots à coups d’exécutions sommaires, de suites de tortures ou de bombardement au napalm de centaines de villages et de milliers de mechtas où vivaient des populations paisibles. Oui ce couplet interpelle la France sur ce qu’elle a fait en Algérie et il dit qu’un jour où l’autre elle sera obligée de rendre des comptes. Ce jour est d’actualité et il a une étrange similitude avec  le deuxième couplet de l’hymne national français qui dit «Le jour de gloire est arrivé».   C’est celui de la fin de l’oppression et de la servitude d’un peuple par un pays qui n’avait pas le droit de fouler une terre qui ne lui appartenait pas et qui s’étonne singulièrement qu’on puisse remettre en cause une telle présence. Il n’y a aucun doute ce couplet de notre hymne national y a toute sa place car il est la référence d’une mémoire qui ne peut être effacée car elle fait partie de l’histoire universelle.

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