Le président du parti d’extrême droite RN Jordan Bardella qui a remplacé Marine le Pen à la présidence de cette formation politique fasciste qui doit sa sinistre réputation grâce son rejet de toute immigration qui n’est pas judéo-chrétienne et sa haine nourrie constamment contre l’Algérie et les Algériens vivant en France, vient cette fois–ci, de dépasser toutes les limites en accusant ouvertement l’Algérie d’être derrière les émeutes des banlieues françaises.
C’est sur le plateau de la chaine d’information BFM TV dont il était invité pour donner son point de vue sur ce qui vient de se passer dans toute la France suite à l’homicide volontaire du jeune Nahel, un franco-algérien âgé d’à peine dix sept ans qui a déclenché un tollé d’émotions dans tout le pays et particulièrement dans les banlieues où vivent entassés depuis des décennies tous les ressortissants français d’origine maghrébine ou africaine qui se sont révoltés contre les discriminations et formes de racisme qu’ils subissent au quotidien. Jordan Bardella comme on s’y attendait disculpe non seulement les forces de l’ordre mais rejette la faute à ces ressortissants français d’origine non européenne qu’il juge responsables de toute forme de chaos. Ce discours de haine de la part d’un dirigeant de ce parti d’extreme droite dont l’accointance nazie n’est pas à rejeter passerait inaperçu car tellement rabâché mais lorsqu’on accuse de manière directe un pays souverain en l’occurrence l’Algérie d’être derrière toutes les émeutes qui ont embrasé la France durant quatre nuits ce n’est plus de la liberté d’expression qu’il s’agit mais d’une accusation grave qui mérite d’être sanctionnée. Ces mots prononcés par ce raciste aux cheveux gominés à la façon des fascistes italiens des années trente doivent faire l’objet d’une plainte en bonne et due forme de notre chancellerie installée en France. L’Algérie à travers sa représentation diplomatique ne doit pas se taire face à une accusation calomnieuse qui dépasse même le cadre de la diffamation. En fait c’est une prise de position politique engagée par un parti politique contre un pays indépendant. Les autorités algériennes doivent saisir la justice française pour ester le président de ce parti devant un tribunal parisien où il devra répondre de l’accusation d’accusation calomnieuse contre l’autorité souveraine d’un pays ce qui et un délit grave dont la sanction est inscrite dans le code pénal français. La question est de savoir si nos instances officielles vont le faire ou se taire et laisser passer encore une fois ce genre de propos qui n’ont cessés d’être émis depuis l’indépendance de l’Algérie. Pour ceux qui ont la mémoire courte le Rassemblement national, ce parti que Jordan Bardella préside est issu du sinistre Front national fondé par Jean Marie le Pen un ancien tortionnaire ayant participé à la guerre d’Algérie et qui avait largement cautionné la sédition des quatre généraux français qui ont été à l’origine de la fondation de l’OAS. Cet ancien pétainiste admirateur du régime de Vichy et négationniste invétéré de l’holocauste a, au cours de toute sa carrière politique appelé à renvoyer tous les Algériens résidant en France en Algérie. Sa fille digne héritière de son père qui lui passa le flambeau entonne, elle aussi les mêmes mots mais avec moins de virulence que son père mais l’intention reste la même et cette intention est transmise aujourd’hui à ce Jordan Bardella qui donne l’impression de sortir d’un film noir et blanc de série B des années cinquante.
