Pour exprimer leur colère sur la situation de dégradation générale du cadre de vie dans lequel ils évoluent durement et péniblement, notamment en matière d’aménagement, les habitants de la cité Chihaoui Laid, agglomération secondaire relevant de la commune de Belkebir, située à quelques encablures de Guelma, ont procédé à la fermeture de la RN80 à toutes circulations, afin d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur leur situation. En effet, une centaine de personnes a bloqué le samedi matin, le principal axe routier (RN80), qui relie Guelma à Sedrata, en dressant des barricades, à l’aide de troncs d’arbres et de grosses pierres, empêchant de ce fait, tout mouvement en cet endroit très dense en matière de circulation routière. Les raisons de cette colère, les habitants, sont liées à la situation de dégradation avancée en matière d’aménagement de leur cité. Pas de trottoirs, des routes éventrées et non bitumées, l’éclairage public fait grand défaut, des fuites d’eau potable et usées, des eaux pluviales stagnantes en l’absence de canaux d’évacuation, pas d’assainissement, absence d’hygiène et des travaux d’aménagement engagés dans la cité se trouvent à l’arrêt voire même abandonnés depuis 2018, selon les protestataires. Ce qui revient à dire c’est la désolation générale dans cette cité! Les habitants protestataires de ce quartier qui jouxte la RN80, viennent de lancer un appel pressent à travers notre journal «AUJOURD’HUI» à la direction de Mme le wali, afin d’intervenir pour prendre les mesures nécessaires qui s’imposent, en élaborant un plan d’urgence pour leur cité, qui souffre, il faut vraiment le dire, du cadre de vie qui se trouve dans un état plus que lamentable où tout manque. Ainsi, révoltés, face au silence assourdissant du P/APC et du chef de Daïra, malgré les multiples doléances de la population, les habitants de la cité Chihaoui, interpellent Mme le Wali à l’effet de dépêcher une commission d’enquête pour situer les responsabilités des uns et des autres, quant aux dépenses engagées dans le cadre des programmes de développement communaux (PCD), pour l’aménagement de la cité. L’autre grave insuffisance selon les protestataires, qu’il faut absolument signaler, concerne les travaux lancés en 2018, pour la réalisation d’un terrain de proximité (Matico), mais le chantier a été aussitôt abandonné après avoir effectué les travaux de terrassement. Les services de sécurités arrivés sur place, ont privilégié le dialogue pour convaincre les manifestants à libérer la route à la circulation automobile et transmettre leurs doléances à la première responsable de la wilaya de Guelma.
