La position d’Alger sur le Niger concernant une éventuelle intervention militaire de pays de la CEDEAO déclarant que la condamnation de l’Algérie concernant le renversement du président Bazoum et son remplacement par une junte militaire ne signifie pas qu’il faille intervenir militairement contre ce pays. Pour Alger une telle intervention serait assimilée à une atteinte à la souveraineté du Niger. Elle n’est donc pas l’option souhaitée. Seule la diplomatie et les négociations médiatrices pourront résoudre ce problème. Cette position algérienne fait réfléchir la CEDEAO qui vient de réviser sa position initiale et rejoint donc la position algérienne concernant le dialogue et les négociations. Il parait de plus en plus évident que ceux qui sont à la tète du régime à Niamey ne cèderont pas leur place comme par enchantement. Ils exigeront des garanties et surtout ne voudront pas perdre la face. Il parait de plus inconcevable que l’ancien président Mohamed Bazoum revienne au pouvoir. Les Américains qui ont une présence militaire au Niger l’ont bien compris et parlent eux aussi de dialogue et de compromis. Seule la France continue de croire au miracle mais celui-ci n’interviendra pas . Elle sera qu’elle le veuille ou non obligée de rapatrier ses troupes du Niger en perdant définitivement toute place dans ce pays.
