Commémoration de l’Offensive du Nord-constantinois à Mila :L’esplanade d’Ain Sayyah et deux gares routières rebaptisées.

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Le ministre des Moudjahidines et Ayants-droits, Laid Rbiga, a effectué, ce dimanche 20 août, une visite de travail dans la wilaya de Mila, à l’occasion des célébrations nationales de l’Offensive du Nord-constantinois, programmée, cette année, dans cette wilaya du pays. Une série d’activités officielles a été concoctée à cette occasion, dont une conférence historique sur les Attaques du Nord-constantinois et l’application de noms de chahids de la glorieuse révolution à un certain nombre d’équipements publics. Ainsi, les deux nouvelles gares routières de la ville de Mila, mises en service en novembre 2022, et l’esplanade d’Ain Sayyah ont été rebaptisées à cette occasion. En effet, les deux gares routières, appelées provisoirement Gare de l’Est et Gare de l’Ouest, ainsi que la place publique d’Ain Sayyah, ontété nommées, ce dimanche, de noms. Les deux gares routières ont été rebaptisées des noms de deux valeureux martyrs, les défunts Boulhart Salah et Mansri Abdelmadjid. Quant à l’esplanade d’Ain Sayyah, elle a porté le nom d’un ami de la Révolution, un Français du nom d’Albert Dlay Lucien.Mais si les deux chahid, Boulhart Salah et Mansri Abdelmadjid, ne sont que trop connus à Mila ; Albert Dlay Lucien, en revanche, demeure un inconnu du grand public. Qui est alors cet ami de la Révolution algérienne, dont le nom a été prêté à l’unique et coquette esplanade de la ville? Pour répondre à cette question, nous nous sommes rapprochés de la direction locale des Moudjahidine. Selon la biographie qui nous a été remise par la direction des Moudjahidines, « Albert Dlay Lucien est un Français, né le 13mai1914, dans la ville de Chelghoum Laid (Châteaudun du Rummel sous l’occupation française). Son père est Lucien Dlay et sa mère Germaine Alwar. Français, de confession chrétienne, Albert Dlay Lucien était un agriculteur. Il cultivait des domaines dans cette région propice aux cultures céréalières et vinicoles. Sociable, il s’était complétement intégré, dès sa jeunesse, à la population locale au point qu’on le confondait avec les autochtones, compte tenu de ses pratiques langagières, vestimentaires et culinaires. L’homme s’est distingué, durant les deux premières années de la Guerre de libération, par des rapports clandestins avec les moudjahidines de la région à qui il prodiguait aide et assistance. Il leur fournissait des vivres et des habits notamment. En 1956, Albert Lucien rejoint la Révolution et devient un membre de l’Armée de Libération Nationale (ALN). Durant cette période, il joua un rôle important dans le pourvoi des moudjahidines en armes de guerre et en tenues militaires. Il a également transformé sa maison en centre de rencontre des moudjahidine de la région. Il a participé à des embuscades et des opérations militaires menées par la Révolution contre l’armée d’occupation et les colons. » Le brave homme s’est insurgé contre les pratiques barbares que faisaient subir les occupants à la population algérienne, en les qualifiant de « terrorisme et de crimes de guerre caractérisés » Arrêté par l’armée française en 1957, Albert Dlay Lucien a été emprisonné jusqu’en 1960. Il est mort à Chelghoum Laid, peu de temps après sa sortie de prison. Il est considéré par la famille révolutionnaire locale comme « un ami de la Guerre de libération » et « un homme juste qui a pris position pour la cause algérienne.» En hommage à sa mémoire, sa bravoure et à sa participation active à la Révolution de Novembre, son nom a été perpétué, ce dimanche. L’esplanade d’Ain Sayyah ne s’appellera plus Sahat Ain Sayyah, Place Albert Dlay Lucien.

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