Festival du cinéma méditerranéen d’Annaba Des projections prévues uniquement au TRA

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Après une absence de quelques années, laquelle, au demeurant n’est pas inhabituelle le festival méditerranéen  du cinéma revient à Annaba. Il est prévu pour l’automne prochain. Cependant à cause d’une absence de salles  fermées depuis deux années, les projections de films durant ce festival se dérouleront uniquement au théâtre régional .

Un théâtre n’a pas vocation de devenir une salle de cinéma même durant un mois mais bon : puisqu’il n’y a plus aucune manifestation théâtrale depuis une dizaine d’années il faut bien que ce théâtre serve à quelque chose. Il sert notamment à accueillir des meetings politiques, des galas rarissimes de musique malouf ou de spectacles pour enfants. Nenni pièces de théâtre!  Revenons néanmoins sur ce festival méditerranéen du cinéma qui n’a toujours pas trouvé sa marque de fabrique à cause des interruptions dont il fait l’objet. A  son commencement au cours des années 80, on affichait de grandes ambitions sur une telle initiative bien qu’à cette époque il y avait un concurrent sérieux, le festival de Carthage mais malgré tout cela  on réussissait  à réunir des participants venus du pourtour méditerranéen qui présentaient leurs films avant -gardistes  ou d’essai. Annaba avait une dizaine de salles de cinémas, toutes appartenant à des propriétaires privés sauf la cinémathèque. Au cours des décennies soixante et soixante dix et jusqu’à la moitié des années  quatre vingt ces salles de cinémas  étaient gérées par l’APC  dix ans auparavant où aller voir un film seul ou en famille était du domaine du possible , non seulement en matière de sécurité et d’hygiène  mais aussi de par le contenu intéressant des films affichés dont la plupart d’entre eux étaient les sorties les plus récentes de films projetés dans les cinémas européens. Il ne s’agissait pas de vidéos de films déjà vus ailleurs comme cela se pratiquera au cours des années quatre vingt quand l’Etat prit a décision de remettre les clés des salles de cinémas nationalisées et gérées par les communes à lueurs propriétaires expropriés . Ces salles redevenant privées ont alors adopté la logique du profit. N’étant pas subventionnés par l’Etat comme elles l’étaient pendant presque vingt ans leurs propriétaires ont alors abandonné l’idée d’acheter ou de louer des films d’ailleurs, cela revenait trop couteux d’autant plus que l’antenne parabolique faisait son apparition et on pouvait voir des films plus ou moins récents à la télévision. C’était le commencement du déclin de ces salles  qui projetaient, faute de mieux des matchs de foot. Les recettes diminuaient drastiquement et avec l’extension d’internet dans les Smartphones et les foyers c’était le coup de grâce. Les propriétaires ont mis progressivement la clé sous le paillasson et les salles de cinémas sont aujourd’hui fermées et leurs seuils occupants sont les rats. Puisque les autorités ont décidé de relancer le festival méditerranéen du cinéma d’Annaba il y a aujourd’hui une opportunité qui s’offre à ces autorités , celle de racheter à un prix raisonnable ces salles à leurs propriétaires qui d’ailleurs ne demandent que cela car pour eux voir leurs salles pourrir sans pouvoir faire quelque chose les plonge dans un désespoir indescriptible . Ces salles récupérées par un fond public et pouvant même être  mise sous tutelle du ministère de la culture pourront, non seulement ,relancer de manière pérenne le festival du cinéma méditerranéen , sans risque d’interruption mais aussi raviver un espace culturel en berne depuis des années dans une ville qui manque cruellement d’attrait ludique et spirituel.

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