Depuis qu’elle est restructurée Sonatrach n’a cessé de réaliser des performances. Il faut souligner que depuis qu’elle est partie prenante dans les bénéfices réalisés, chose qui n’existait pas auparavant, la société nationale ne s’est pas laissée influencer par la logique de la suffisance. Bien au contraire les dividendes gagnés sont aussitôt réinvestis, c’est ce qui fait aujourd’hui la force de cette entreprise qui fait déjà son entrée dans la cour des grandes compagnies mondiales.
10 nouveaux gisements plus gaziers que pétroliers ont été découverts par l’entreprise nationale algérienne d’hydrocarbures. Cela s’est produit au cours du premier semestre de cette année. Souvenons–nous de l’état dans lequel se trouvait Sonatrach au temps de la période de gouvernance d’Abdelaziz Bouteflika. Les Chekib Khalil et consorts qui dirigeaient soit indirectement soit directement ce fleuron de l’industrie pétrolière et gazière du pays ont sérieusement ébranlé le capital confiance qui existait au niveau de ses cadres, la plupart d’entre eux compétents mais qui ne pouvaient rien faire car Sonatrach au cours des vingt ans de régime politique à la tête duquel se trouvait au début un président certes ambitieux qui entendait faire de cette entreprise prestigieuse une vache à lait servant à étendre son influence politique à l’intérieur du pays par l’intermédiaire d’hommes fidèles à lui. Chakib Khalil en était l’illustration la plus complète. Quand le destin décida d’une autre tournure pour ce président et que la maladie qui le frappa lui occasionna progressivement son incapacité physique puis mentale à gouverner, ceux qui le soutenaient se servirent de ce réservoir à dividendes qu’est devenu Sonatrach pour s’engraisser à titre individuel ou pour acheter les consciences politiques et spirituelles. Voila donc à quoi servait la rente pétrolière et gazière. Il s’ensuivit alors une série de scandales financiers qui défrayèrent la chronique et qui entachèrent profondément la renommée et la réputation de cette grande entreprise. Il faudra attendre 2020 marquée par l’investiture d’une nouvelle présidence de la république pour que Sonatrach redevienne enfin visible. L’Etat nouveau prenait enfin à bras le corps la recomposition de cette société devenue légendaire dès sa création dans les années soixante dix, chez les Algériens. Le premier ministre choisi spécialement par le président de la république pour sa connaissance parfaite des systèmes financiers et sa maitrise de l’économie basée sur l’investissement qu’il soit national ou étranger va alors mettre la main à la pate et a réussi à pétrir en un temps record une Sonatrach dont la présentation à la devanture internationale se révélera une réussite. Aujourd’hui cette Sonatrach –bis qui renait de ses cendres tel le phénix de la mythologie réalise un chiffre record surprenant et la fiscalité et non les bénéfices qu’elle verse au trésor public sont en train d’épaissir considérablement nos réserves de change.
