La commune de Sidi Merouane, au nord de Mila, connait une grave pénurie des principaux légumes secs. En effet, les légumineuses, notamment les lentilles, les haricots secs et les pois chiches ont disparu des étalages des commerces de cette commune.
Les petites bourses, dont l’alimentation quotidienne ne peut pas se passer de ces produits, sont dans le désarroi. Contactés sur le sujet, des commerçants de la localité pointent du doigt le plafonnement des prix, décidé, tout récemment, par les pouvoirs publics ; alors que d’autre attribue la rareté de ces produits aux ruptures des stocks de leur principal fournisseur, la CCLS de Chelghoum Laid, en l’occurrence.« On a tout juste cinq dinarsde bénéfice par kilogramme de lentilles, d’haricots secs, de pois chicheou de riz. Ce n’est pas suffisant. Moi, je ne me déplacerai pas de Sidi Merouane, jusqu’à Chelghoum Laid pour cinq dinars de bénéfice par kilogramme. En plus, j’ai le droit à seulement trois quintaux par mois. Ce que je réaliserais comme bénéfice ne serait pas motivant, ça ne couvrirait même pas les frais du transport », nous dira un gérant de supérette. Ce dernier appelle la CCLS à ouvrir un point de vente dans cette commune du nord de la wilaya pour rapprocher ses produits de la clientèle. Pour démêler l’écheveau, on a appelé, au téléphone, un cadre de la Coopérative des Céréales et des Légumes secs de Chelghoum Laid, qui a confirmé la modeste marge bénéficiaire accordée aux revendeurs de lentilles, d’haricots secs, de pois chiches et de riz. « Ils ont cinq dinars de bénéfice par kilogramme. Les grossistes achètent nos lentilles et nos haricots secs à 250 dinars le kilo pour les revendre à 255 dinars le kilo. Ils ont le droit à deux cents quintaux par mois de chacune des quatre variétés disponibles. Les détaillants payent les lentilles et les haricots à 255 dinars, et doivent les revendre à 260 dinars, c’est la loi. Ils ont droit à trois quintaux par mois », explique-t-il. Pour le riz et les pois chiches, ils coûtent respectivement 160 et 340 dinars et doivent être revendus à 165 et 345 dinars, indique notre informateur. S’agissant du rapprochement de ces produits des détaillants, notre source affirme que la CCLS a déjà ouvert un certain nombre de points de ventes et qu’elle compte en ouvrir d’autres, dans l’avenir. « Nous avons des points de vente à Mila, Grarem Gouga, Rajas, Ferdjioua, Chelghoum Laid, Tadjenanet, Layadi Barbas et Télaghma. Et très prochainement, on en ouvrira à Sidi Merouane et d’autres communes, où nous possédons des structures. »Aussi, les clients, toutes catégories confondues, sont appelés à prendre leur mal en patience jusqu’à l’ouverture d’un probable point de vente sur le territoire de leur commune, à l’instar de la plupart des communes de la région.
