Tribune des nations unies : Tebboune en appelle à la conscience du monde

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S’adressant aux chefs d’Etats, chefs de gouvernements ou représentants de tous les Etats membres des nations –unies le président de la république algérienne a prononcé un discours édifiant par son contenu de sagesse. Un message de paix appelant à un rôle plus déterminant de l’ONU, organisation qui doit refléter la justice et la solidarité à travers un monde qui a perdu tous ses repères.

 Le président algérien a indéniablement retenu l’attention d’une assemblée des nations qui a pris par habitude d’entendre des diatribes parfois belliqueuses contre certains pays membres. Tout cela à cause des conflits qui  les opposent. Entendre un autre son de cloche plutôt apaisant et plein de sérénité attire forcément une attention soutenue, c’est justement le contenu du discours tenu par le chef de l’Etat algérien qui a  à maintes reprises rappelé ce qu’est l’ONU  et son rôle à travers le monde. Il a mis les points sur les i  lorsqu’il a souligné le mépris observé par les fondateurs de cette organisation envers l’Afrique, longtemps considéré comme un continent négligeable. Pour Abdelmadjid Tebboune, il est temps que l’ONU  fasse sa mue et s’adapte aux mutations récentes que connait depuis un quart de siècle le monde. Ciblant le conseil de sécurité où siègent cinq membres permanents qui ont toujours le dernier mot, le président algérien propose une réforme profonde de cette instance en élargissant ses membres où doivent  figurer impérativement des membres africains.  Même s’il ne le dit pas ouvertement le président algérien considère, à juste titre d’ailleurs et son avis est très largement partagé que ce conseil de sécurité qui date de 1945 où le monde était dirigé par les puissances alliées qui avaient vaincu les puissances de l’axe (Allemagne et Japon), un monde qui connaissait encore la colonisation et la logique des empires où régnait encore l’injustice et l’usage de la force  qui a pris une autre manière de s’exprimer à travers le concept de guerre froide. Une grande partie des nations dont la plupart d’entre elles  subissaient encore le joug colonial devenaient un outil de marchandage qu’unissaient comme bon leur semblait  les cinq membres permanents du Conseil de sécurité opposés par des différents d’ordre idéologique complètement insurmontables. Cette situation dura des dizaines d’années. Même les changements géopolitiques intervenus au cours des décennies soixante dix et quatre vingt qui touchèrent deux membres permanents du conseil de sécurité n’y changèrent rien. Il y avait toujours un blocage des résolutions formulées par l’assemblée générale si bien que c’était toujours l’avis des puissants qui prévalait. C’est cette situation que les nations souveraines veulent voir changer et c’est précisément ce qu’a dit  Tebboune du haut de la tribune de la grande salle du palais de verre.  Un discours tranchant qui interpelle la conscience du monde, un monde où règnerait la paix et la prospérité autour du concept de solidarité et dont les conflits ou querelles doivent être réglées non pas par la guerre mais par le dialogue et la concertation. Un monde a dit le président algérien qui doit régler deux problèmes majeurs celui de la Palestine à travers la solution de deux Etats séparés et indépendants et celui de la dernière colonie en Afrique qu’est le Sahara occidental dont la population doit librement s’exprimer à travers un référendum d’autodétermination supervisé par l’ONU.

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