L’Algérie fidèle à ses principes : Le soutien total aux palestiniens réaffirmé

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Au cours du sommet Afrique –Europe du nord auquel participe l’Algérie notre ministre des affaires étrangères, Ahmed Attaf a levé toute ambigüité sur le soutien de l’Algérie à la Palestine. Il est total et il le sera tout le temps jusqu’à ce qu’on trouve une solution politique durable qui contenterait les Palestiniens qui souffrent depuis des décennies d’une occupation illégale de leur territoire a-t-il souligné.

Voila qui est dit et affirmé aux délégations  des pays de l’Europe du nord dont la totalité soutient Israël  et pense aussi que l’Etat hébreu a le droit de répliquer aux attaques qu’il vient de subir. Nous sommes donc en face de deux visions diamétralement opposées, l’une occidentale qui concerne l’Europe de l’ouest, de l’est  y compris l’Ukraine et la Scandinavie qui avait une position jusqu’ici plutôt neutre et l’autre qui considère qu’Israël n’a jamais respecté les résolutions de l’ONU concernant l’occupation illégale et totalement réprouvée par le droit international de territoires conquis par la force. Cette position est majoritaire au sein de l’ONU. L’Algérie qui sait ce que signifie le terme colonisation a toujours milité en faveur du droit des peuples à disposer de leur destin. Qu’il s’agisse du peuple palestinien ou du peuple sahraoui. Pour les occidentaux mais aussi pour certains pays arabes l’Algérie a une position tranchée qui ne saurait leur convenir. L’Algérie passe outre et continue de défendre urbi et orbi sa position qui rejette sur le fond et sur la forme toute idée de rapprochement avec l’Etat hébreu si celui-ci  continue à occuper les territoires conquis le 6 juin 1967  à l’exception du Sinaï qui avait fait l’objet d’une tractation  au prix de la reconnaissance de l’Egypte de l’existence de l’Etat d’Israël. On devait cela à Anouar El Sadate qui avait mendié à la Knesset (parlement israélien) la restitution du Sinaï. Une transaction lourde de sens puisqu’elle amena l’Egypte à accepter l’inacceptable autrement  dit coopérer pleinement  avec son ex ennemi avec lequel elle se confronta en 1948, en 1967 et en 1973. Cela aussi a été le cas avec la Jordanie qui accepta sans rechigner le deal proposé par Israël consistant à abandonner la Cisjordanie  à l’occupant israélien  sans rien recevoir en retour comme ce fut le cas avec l’Egypte et dans ce territoire se trouve El Qods, où est située la mosquée El Aqsa, troisième lieu saint de l’Islam. Peut–on aussi faire le reproche à la Syrie qui abandonna elle aussi le Golan après une tentative avortée en 1973 de le récupérer. Cette occupation israélienne combattue diplomatiquement par l’Algérie et de manière soutenue gène parfois un entourage arabe favorable à une reconnaissance de l’Etat sioniste, qui, pour eux  mettra fin à un conflit qui dure depuis plus de soixante dix ans. Pour ces pays y compris l’Arabie Saoudite, pays sur lequel Israël mise son ambition  et son atout car  pour l’Etat hébreu si Riad reconnait l’existence d’Israël et noue des relations diplomatiques  des pays comme la Syrie, l’Irak  et la lointaine Algérie  ne pèseront plus dans la balance. Ce calcul mis au point par Donald Trump est aujourd’hui tombé à l’eau car déjoué non pas par l’autorité palestinienne dirigée par un dirigeant de plus en plus discrédité par son peuple qui lui reproche son manque total d’action et de fermeté mais aussi par la corruption  à grande échelle qui existe dans l’administration palestinienne qui laisse amplifier la colonisation juive. La seule résistance et on peut même la qualifier de  vraie résistance, c’est le Hamas qui a porté le coup le plus dur à l’Etat expansionniste d’Israël depuis son existence. Certes le procédé exécuté peut livrer à quelque controverse puisqu’il y a eu des exécutions de civils mais un tel procédé  a maintes fois été appliqué par Israël sans qu’il ait été sujet à condamnation, en tous cas pas comme celle qui condamne aujourd’hui le Hamas. Certes l’Algérie ne reconnait pas le Hamas comme le représentant légitime du peuple palestinien, lui préférant l’autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas, sauf que ce dernier n’a ni l’aura ni le courage d’un Yasser Arafat dont il succéda pour ainsi dire par défaut. Du coté du peuple palestinien c’est cette direction qu’il faut changer mais par qui? C’est en fait toute la problématique dont fait face aujourd’hui la diplomatie algérienne qui se heurte à un dilemme, celui de dirigeants crédibles de ce futur Etat palestinien qui doit avoir surtout le consentement de tout le peuple palestinien, ce qui est loin d’etre le cas à

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