Sommet du Caire: L’Algérie sceptique

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Le sommet du Caire présumé stopper la guerre entre Israël et le Hamas organisé par le président égyptien épaulé par le roi de Jordanie et auquel participent le Qatar, l’Arabie Saoudite, l’autorité palestinienne, l’Irak  pour ne citer que les pays de la région  et des pays européens comme l’Italie et la Grèce,  se tient sans la présence  des Etats–Unis. On compte les absents suivants La Syrie et l’Algérie qui a décliné l’invitation.

 Alger considère qu’un tel sommet est vain et ne résoudra rien car la volonté d’Israël consistant à venger ses 1400 morts reste vivace, d’ailleurs l’aviation israélienne continue de bombarder de jour comme de nuit la ville martyre qu’est devenue Gaza. Les plus de  300 000 soldats israéliens massés et se tenant prêts devant Gaza ainsi que des centaines de chars et blindés de cette armée ne sont pas là pour le décor. Que signifie donc un tel sommet quand on sait que tout ce qui sera dit et observé au cours de ce sommet entrera par une oreille et en sortira par une autre coté israélien.  En réalité les pays arabes de la région  sont sous une pression énorme de leurs opinions publiques qui soutiennent passionnément la cause palestinienne. Les peuples arabes et musulmans  ont été horrifiés par ce qui se passe depuis une quinzaine de jours à Gaza où 2 millions de palestiniens tombent comme des mouches sous les bombes mais aussi de faim  à cause du siège infâme imposé par Israël contre cette ville, coupant l’alimentation en eau, celle de l’électricité, du gaz mais aussi des carburants. Le résultat ne s’est pas fait attendre: Tous les malades chroniques   sont en train de mourir par dizaines chaque jour à cause de la rupture des médicaments. Faut–il parler aussi  de ces milliers de blessés qui attendent d’être opérés mais qui ne le sont plus à cause de la coupure généralisée d’électricité décidée par l‘occupant sioniste. Faut–il également parler de ces nourrissons venant à peine de naitre dont l’espérance de vie ne dépasse pas une semaine  faute de soins et de lait infantile devenu introuvable.  Cette catastrophe humanitaire dénoncée par les ONG et l’ONU pointe du doigt un coupable: Israël. L’Etat hébreu est soutenu sans réserve par la première puissance mondiale,  les Européens et particulièrement la France qui a  créé la surprise en s’alignant sans retenue avec les positions Israéliennes. D’habitude Paris ne va pas aussi loin comme c’est le cas aujourd’hui d’où l’hostilité du monde arabe envers la France est en train de s’exacerber et de s’amplifier. Ainsi ce pays a perdu toute crédibilité dans le monde arabe et en Afrique. Il est serré dans un étau par l’importante communauté juive (600 000 franco –israéliens) qui vit en France. Une  communauté qui a investi le monde des  finances, les partis politiques y compris la gauche, exception faite de la France insoumise qui est aujourd’hui clouée au pilori par ce qu’elle a mis sur le même pied d’égalité de culpabilité le Hamas et Israël lors de l’attaque du 7 octobre dernier  soulevant un tollé généralisé de tous les canaux d’information français. Il n’y a qu’à voir comment est traitée l’information qui parle de la guerre Israël–Hamas. On se lamente, on larmoie sur le sort des victimes israéliennes et on ne dit pas mot sur les victimes palestiniennes dont le nombre de décès a déjà triplé et qui sera sans doute décuplé ou même centupler  si les blindés israéliens entrent dans Gaza et se mettent à déverser des milliers d’obus sur les maisons et immeubles de tous les quartiers situés dans le nord de cette ville où continuent de vivre des familles entières qui n’ont pas voulu quitter leurs domiciles.   Dans cette atmosphère insolite, Emmanuel Macron  vient d’adresser un message au président Tebboune pour essayer sans doute de faire comprendre sa position envers Israël et son «refus» de cautionner le massacre des palestiniens vivant à Gaza qui se profile à l’horizon. Le président français sait qu’il a perdu pied au Maghreb et il veut sauver les meubles. Il veut coûte que coûte préserver le caractère privilégié des relations entre la France et l’Algérie. De son coté le président Tebboune qui a pris tout le temps de réfléchir aux tournures qui sont en train d’être prises dans cette partie du monde arabe n’est pas non plus suicidaire en adoptant une attitude radicale qui pourrait nuire au développement économique de l’Algérie, pays qui est aujourd’hui en pleine phase de croissance. Certes la position algérienne soutenant sans réserve la cause palestinienne reste identique et est même renforcée mais il faut aussi admettre que l’éloignement de notre pays de la zone de conflit ne permet pas à l’Algérie de se déclarer plus royaliste plus que le roi.

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