Exportations hors hydrocarbures :Zitouni fait le point et affiche les prévisions du gouvernement

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L’Algérie a adopté il y a peu une nouvelle stratégie économique basée sur le renforcement des exportations hors hydrocarbures. Toutefois, et en dépit des efforts et facilitations insaturées par les pouvoirs publics, le secteur de l’exportation fait toujours face à la bureaucratie et aux anciennes pratiques qui entravent ce processus. C’est le constat dressé par le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations, Tayeb Zitouni.

En effet, co-présidant ce mardi avec le ministre des Transports, Youcef Cherfa, la première rencontre dédiée à la promotion des exportations, le ministre du Commerce n’a pas hésité à reconnaitre l’existence de certains obstacles et bureaucratie, profondément enracinée, qui entravent le processus d’exportation. Pour lui, il est impératif d’éliminer ces obstacles, d’autant plus qu’ils risquent de mettre en péril l’objectif de l’Algérie d’atteindre « les 30 milliards de dollars d’exportations hors hydrocarbures à l’horizon 2029 », et ce, après avoir atteint « les 7 milliards de dollars en 2022 » ce qui représente un chiffre d’affaires record jamais réalisé depuis l’indépendance. D’ailleurs, pour la fin de l’année en cours, le Gouvernement table sur 13 milliards de dollars d’exportation au vu de la forte production de certains produits, comme la céramique, le clinker et les dattes. Dans ce sens, le ministre a mis en avant les efforts consentis par les pouvoirs publics ces dernières années ainsi que les mécanismes qui ont permis de booster ce secteur afin qu’il occupe une place stratégique dans la nouvelle politique économique de l’état. À cet effet, M.Zitouni a souligné que « l’essentiel est de mettre en relief la volonté politique du gouvernement de booster les exportations hors hydrocarbures. Nous avons procédé à l’assainissement des filières, en vue d’évaluer leur capacité et les potentialités dont elles disposent en termes d’exportation ». Raison pour laquelle, M.Zitouni a exhorté l’ensemble des organisations patronales et opérateurs économiques à fédérer leurs efforts en travaillant dans un cadre synergique afin de tirer vers le haut le secteur des exportations hors hydrocarbures.

Le soutien des pouvoirs publics

Les professionnels du secteur peuvent aussi compter sur le soutien des pouvoirs publics qui s’activent à résoudre certaines « contraintes administratives et techniques » notamment le système bancaire, la bureaucratie administrative ainsi que le manque de moyens de transport. « Plusieurs importantes réformes sont lancées afin d’améliorer le système financier et bancaire, mais aussi réduire les entraves bureaucratiques au niveau des administrations concernées par les exportations. Nous avons également mené d’importants chantiers pour l’augmentation de nos capacités de transport, notamment vers les pays d’Afrique » a expliqué le ministre. Par ailleurs, le Ministre a évoqué la nécessaire révision des accords avec l’Union Européenne et les autres pays. Selon lui, il faut « revoir les accords qui nous lient à l’Union Européenne ainsi que tous les accords préférentiels que nous avons avec d’autres pays ». Cette décision est motivée selon M.Zitouni par le fait que « nos exportations ont été impactées par la baisse de 60% du prix du phosphate et des engrais sur le marché international », mais aussi le cours du fer qui a connu une baisse. À cela s’ajoute les quotas (contingents) accordés à l’Algérie qui sont minimes. En ce qui concerne la relance du fonds national de soutien à l’exportation en vertu de la loi de finances 2024, le ministre a souligné que cette démarche s’inscrit dans l’optique de l’accompagnement des exportateurs. À cette occasion, il a annoncé le lancement de la plateforme numérique dédiée à l’exportation, laquelle constitue un espace interactif au profit des exportateurs.

Par  Boukhalfa Kheireddine

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