Le parti–pris du recteur de la mosquée de Paris :Un tollé parmi les Algériens vivant en France

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 Chems Eddine Hafiz, recteur de la grande mosquée de Paris qui est d’origine algérienne et dont la nomination à ce poste dépend de l’autorisation de l’Etat algérien car cet édifice religieux fonctionnant de puis les années Vingt a toujours eu pour dignitaire religieux un Algérien. Il est reproché à ce recteur une déclaration faite sur les plateaux de BFMTV  dont les propos très favorables à Israël ont déclenché un tollé parmi les Algériens vivant en France.

La communauté algérienne ayant ou  n’ayant pas la double nationalité  qui  prient quotidiennement  dans cet édifice ayant entendu sur le plateau de la chaine télé BFMTV  ce recteur  viennent de saisir la présidence de la république algérienne demandant à celle –ci  de demander des comptes à ce dignitaire religieux  qui a totalement dévié de son devoir de réserve en déclarant ceci « Je ne tolèrerai dans les prêches aucune parole antisémite.» Cette prise de position a été saluée par le grand rabbin de France dont les relations entre ces deux dignitaires religieux  ont toujours été très proches. Pourquoi les musulmans algériens  de France et de Paris ont critiqué une telle proposition venant d’un théologien censé représenter l’islam tel que pratiqué en Algérie. Ces franco-algériens  estiment que la  grande mosquée de Paris est une partie intégrante du patrimoine religieux, identitaire et culturel algérien  c’est pour cela qu’ils demandent à Alger de se préoccuper d’un agissement peu conforme à l’orientation politique de l’Etat algérien. En effet en interdisant « au nom de quoi d’ailleurs?» que l’on ne prononce pas dans les prêches sermonnés tous les vendredis toute parole ayant un sens caché antisémite, ce recteur rejoint la position officielle de la France qui assimile le sionisme à l’antisémitisme transformé très récemment en un délit pénal. Ce qui revient à dire que ce qui se passe actuellement à Gaza où le sionisme tue par milliers des civils comptant des femmes et des enfants ne peut être condamné sous forme de prêche. Alors comment qualifier ce crime contre l’humanité commis par des juifs? C’est à ce Chems Eddine Hafiz d’en fournir la réponse et il doit le faire d’abord  à ceux qui viennent   prier dans cette mosquée  mais aussi et surtout à l’Etat algérien dont il doit sa nomination. D’ailleurs à ce propos les élus des deux chambres du parlement algérien ont demandé au président de la république d’intervenir dans ce dossier délicat. Il ne peut y avoir de demi mesure ce recteur doit être relevé de ses fonctions et être remplacé par une personnalité religieuse épousant les principes de l’Etat algérien sachant bien que l’’Islam  est religion d’Etat en Algérie  et que c’est l’Etat qui en fixe les règles pour éviter tout débordement, or dans le cas qui nous concerne il s’agit d’un débordement à l’heure où les musulmans du monde entier soutiennent sans réserve la Palestine .

 

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