Deuxième pourvoyeur de recettes fiscales après les hydrocarbures: Le tabac sera plus cher en 2024

0
161

Le marché du tabac en Algérie est florissant et les prévisions de croissance sont considérables pour les prochaines années. Deuxième pourvoyeur de recettes fiscales après les hydrocarbures, le tabac devrait connaitre une hausse de ses prix en 2024.   

En effet, le projet de loi de Finances pour l’année 2024 propose une exonération de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour de nombreux produits alimentaires de base, tout en prévoyant une augmentation significative de la TVA sur certains produits, tels que le tabac. Présenté ce samedi devant la commission des finances et des budgets de l’APN, le PLF 2024 prévoit d’augmenter la taxe additionnelle sur les produits tabagiques de 13 dinars (DA), en passant de 37 à 50 DA. Selon l’exposé des motifs, cette proposition de mesure « vise à réaménager les dispositions de l’article 36 de la loi de finances pour 2002, modifié et complété, ayant institué la taxe additionnelle sur les produits tabagiques à l’effet de réviser à la hausse le tarif de cette taxe de 37 à 50 DA (augmentation de 13 DA par paquet, bourse ou boîte, soit 35% du montant de la taxe) et de revoir, par voie de conséquence, l’affectation du produit de cette taxe ». Aussi, le texte propose l’introduction d’un Impôt sur le Bénéfice des Sociétés (IBS) à hauteur de 16% ou 20%, en fonction du degré d’intégration, pour les fabricants de tabac. Actuellement, la charge fiscale sur le tabac en Algérie est relativement faible, se situant entre 50 et 56% en fonction des prix des cigarettes, ce qui contraste avec la moyenne internationale allant de 65% à 87% dans de nombreux pays. Cette mesure entraînerait inévitablement une augmentation substantielle du prix à la consommation du tabac. Il est à souligné que la consommation de tabac en Algérie a connu une augmentation significative au cours des dernières années, triplant même. C’est d’ailleurs l’un des motifs avancés par le gouvernement pour justifier cette augmentation de la taxe. Le gouvernement explique cette hausse par deux objectifs principaux. Tout d’abord, en augmentant les prix du tabac, il cherche à réduire la consommation de ce produit, tout en diminuant la charge de morbidité qui lui est associée, grâce à une imposition plus élevée. Bien que cette augmentation des prix du tabac devrait entraîner une réduction de la consommation de cigarettes, elle devrait, en revanche, augmenter les recettes fiscales. D’un point de vue financier, cette taxe permettra une augmentation significative des recettes fiscales du pays, étant donné que le secteur du tabac représente le deuxième contributeur en termes de fiscalité, après le secteur des hydrocarbures. C’est là l’autre objectif que le gouvernement cherche à atteindre. D’ailleurs, selon le gouvernement, cette mesure devrait générer des recettes additionnelles d’environ 19,3 milliards de dinars. Les consommateurs sont donc avertis, en plus de la nocivité du tabac sur leur santé, il touche aussi leurs proches d’une manière plus importante.

Par B.Kheireddine

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici