La conférence arabo-islamique qui a eu lieu dernièrement à Riad a démontré clairement qu’il existe une fissure au sein du monde arabe, ce qui, heureusement n’est pas le cas du monde musulman, plus homogène que jamais. Des Arabes divergents quant à leur manière de défendre la population palestinienne, otage de l’occupant israélien et de l’indifférence de leurs soi disant frères, heureusement pas tous !
L’Algérie a été, reste et sera toujours le défenseur acharné de la cause palestinienne. La célèbre expression « Nous sommes avec la Palestine, « dalma oua madloma »est toujours vivace dans l’esprit de chaque algérien. L’Algérie est le seul pays arabe qui soulève régulièrement à l’ONU et dans toute instance internationale la question palestinienne. Une position tranchante qui n’est pas aussi constante chez les autres pays arabes. Ces pays dont il est question sont ceux qui ne reconnaissent pas Israël en tant qu’Etat. C’est le cas de la Mauritanie, de la Tunisie, de la Libye, de la Syrie, de l’Arabie saoudite (qui a failli le faire) du Qatar, du Koweït, de l’Irak et du Yémen, tous certes soutiennent le peuple et la résistance palestinienne mais ne sont jamais arrivés à faire bloc contre ceux qui ont franchi l’impensable, considéré par tous les peuples arabes comme une perfide trahison. Les pays qui ont franchi le Rubicon de la honte sont l’Egypte, la Jordanie, les Emirats arabes –unis, Bahrein, le Soudan et le Maroc. Pour ces Etats il s’agit de traiter la question palestinienne comme un problème secondaire appelé à être résolu par des apports d’argents pour subvenir aux besoins essentiels des populations palestiniennes de Cisjordanie et de Gaza. Une position qui a été omniprésente depuis des décennies dans l’esprit des chefs d’Etat de ces pays. Le 7 octobre dernier Hamas l’organisation de résistance palestinienne solidement implantée à Gaza et de plus en plus en Cisjordanie, fief du Fatah qui a très largement perdu de son influence a décidé de passer à l’action de manière spectaculaire, horrible pour les juifs et leurs alliés occidentaux , nécessaire pour les palestiniens de tous bords même ceux qu’on désigne sous le vocable d’Arabes israéliens car une telle action a mis fin à cette tentation sibylline d’étouffer la cause palestinienne. Tous les Etats auteurs de la perfidie de cette reconnaissance honteuse de l’Etat sioniste extrémiste et suprématiste dont l’ambition de plus en plus déclarée consiste à plus ou moins long terme à chasser tous les palestiniens de la Cisjordanie et de confiner à un isolement total l’enclave territoriale de Gaza , tous ces Etats arabes, cités plus haut, ont soudainement compris que leurs peuples ne les suivront pas dans cette infâme trahison. Malgré cela et avec ce qui se passe aujourd’hui à Gaza où Israël continue de massacrer les populations civiles en utilisant tout son potentiel guerrier et on sait qu’il est considérable, ces Etats arabes ne veulent pas rompre avec cet Etat qui est devenu le bourreau de leurs frères palestiniens et s’ils ont refusé d’admettre que l‘Etat juif a le droit de se défendre c’est parce que leurs opinions ne le leur pardonneront jamais. C’est donc par prudence de ne pas perdre leur pouvoir que ces Etats félons y ont souscrit du bout des lèvres ose t-on dire. Alors la question se pose aujourd’hui avec acuité à tous les Etats qui considèrent qu’il ne saurait y avoir de reconnaissance ou de discussion avec Israël si ce pays ne se retire pas des territoires conquis en 1967 y compris le Golan et la partie Est de Jérusalem, ce Qods historique. Ces Etats ne doivent–ils pas fonder une autre ligue arabe où serait membre tout pays arabe ne reconnaissant pas Israël et qui croit en l’établissement d’un Etat palestinien récupérant tous les territoires occupés et colonisés par l’Etat sioniste ?
