Plateformes de forage en Afrique :Algérie et Libye en avant, Nigeria en recul

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Les investissements dans le secteur amont pétrolier et gazier en Algérie connaissent une croissance notable, en contraste avec la tendance à la baisse observée chez les acteurs pétroliers africains.

Ces derniers font face à des diminutions d’investissements dans le domaine du pétrole et du gaz, ainsi qu’à des perturbations fréquentes de la production, comme l’indique le dernier bulletin mensuel de l’Organisation des pays producteurs de pétrole pour le mois d’octobre. En effet, selon ce rapport, l’Algérie et la Libye se démarquent en tant que producteurs énergétiques africains qui maintiennent un niveau d’investissement stable, illustré par une augmentation du nombre de plates-formes de forage en activité, un indicateur clé de l’activité dans le secteur amont pétrolier et gazier. Ainsi, le marché énergétique algérien maintient sa position de leader parmi les pays africains, avec l’entrée en service de trois nouvelles plateformes de forage en octobre, portant le total à 43 plateformes, comme le révèle le rapport de l’OPEP. Cette augmentation du nombre de plateformes en Algérie découle de la conclusion récente de nombreux contrats avec des partenaires étrangers, tant dans le domaine de la recherche et de l’exploration que dans les projets d’extension des périmètres des champs en développement.

En ce qui concerne la Libye, le secteur pétrolier a récemment enregistré une reprise vigoureuse de son activité, suite au retour des acteurs étrangers sur le marché libyen, délaissé en 2014 pour des raisons de sécurité. En conséquence, le marché énergétique libyen a enregistré une hausse du nombre de plateformes en octobre, atteignant un total de 18 plateformes, contre 14 le mois précédent. Dans cette dynamique, la Libye a conclu plusieurs contrats d’investissement dans les secteurs pétrolier et gazier, notamment avec la société italienne ENI. De plus, on note le retour de Sonatrach sur le marché libyen pour répondre à ses obligations contractuelles dans les zones contractuelles 65 et 96/95 du bassin de Ghadamès.

Dans un contexte différent, le Nigeria, qui occupe la première place en tant que producteur pétrolier sur le continent, connaît une diminution dans ce secteur, notamment en raison de l’arrêt des activités offshore et du retrait de plusieurs acteurs étrangers ayant cédé leurs actifs à la compagnie publique du Nigeria. Selon le rapport de l’OPEP, «le Nigeria compte actuellement (en octobre, ndlr) 13 plates-formes de forage, contre 15 le mois précédent». En ce qui concerne l’Angola, également l’un des principaux producteurs énergétiques africains, le document de l’OPEP mentionne une «stabilité de l’activité avec 10 plates-formes».

Par Kheireddine Boukhalfa

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