L’apport de l’Algérie au Conseil de sécurité: Il sera d’une extrême délicatesse

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 L’Algérie fera à partir d’ hier, 2 janvier, entendre sa voix et sa position au sein du conseil de sécurité de l’ONU. On sait que cette instance est dominée par cinq membres permanents qui ne sont jamais ou en de très rares occasions d’accord entre eux à cause des régimes politiques qui les séparent et des enjeux géopolitiques.  Et cette année sera particulièrement  décisive, voire alarmante.

Les membres non permanents du conseil de sécurité émettent des avis et débattent sur les questions qui leur son soumises et qui sont souvent la source de conflits majeurs dont les guerres. Actuellement deux régions du monde attirent l’attention de l’ONU: l’Europe avec la guerre en Ukraine et le Proche–Orient entre Israël et le Hamas. Dans ces deux conflits majeurs les avis entre les membres non permanents du conseil de sécurité sont partagés entre une forme de soutien, l’abstention quand il est question d’un vote ou  la dénonciation. Par exemple en ce qui concerne ce qui se passe en Ukraine l’Algérie s’abstiendra contre toute condamnation de la Russie car ses liens entretenus avec ce pays, qui sont particulièrement intenses, dans tous les domaines et cela ne date pas d’hier l’en empêchent. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il s’agit d’un soutien car selon les principes fondamentaux de la politique étrangère de l’Algérie, notre pays est contre toute invasion d’un pays indépendant ayant des frontières légitimes reconnues par l’ONU. Dans le  cas de l’Ukraine c’est de cela qu’il s’agit or l’Algérie ne peut pas soutenir un pays qui envahit un autre comme c’est le cas du Sahara occidental, occupé illégalement par le Maroc depuis 1975. La meilleure option est donc l’abstention, non la dénonciation. Cet engrenage délicat auquel sera confrontée la position algérienne au cours de son mandat ne signifie pas pourtant que la diplomatie de notre pays soit ligotée. Le représentant de l’Algérie fera entendre sa voix et proposera des solutions et cela on sait le faire. Une question aussi importante voire vitale comme l’est aujourd’hui la guerre outrancière que mène aujourd’hui le régime sioniste contre la population de Gaza relève beaucoup plus du cas de la conscience universelle que de quelque légitimation de combat. La séparation  n’est plus du tout nette entre un combat contre une armée ou un groupe armé, qualifié de terroriste ou de résistant, peu importe  et un combat contre toute une population civile prise entre deux feux. C’est justement là qu’intervient le Conseil de sécurité incluant tous ses membres. La diplomatie algérienne sachant surfer sur les différences idéologiques et de points de vue qui alimentent les membres permanents du Conseil essaiera de trouver un compromis acceptable pour toutes les parties. Il ne s’agira pas de condamner ou de légitimer un combat entre l’Etat sioniste et le Hamas que l’on soit l’allié inconditionnel d’Israël comme c’est le cas pour trois membres permanents du conseil de sécurité : Les Etats–Unis, le Royaume–Uni et  la France ou pas du tout comme c’est le cas de la Russie et de la Chine mais de s’entendre sur une cessation des frappes et des bombardements incessants, particulièrement meurtriers  qui touchent en premier lieu les civils qui sont au nombre de 2 millions. Une telle équation qui inclut avant tout l’aspect humain peut être soumise à un véto. C’est justement là où se joue la diplomatie algérienne qui interviendra au nom de l’humanitaire et de la solidarité entre les nations quelles que soient leurs différences politiques ou idéologiques. Le défi est immense mais cela en vaut la peine.          

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