En l’espace seulement d’une année (2022-2023) la production nationale de gaz liquéfié a fait un bond en avant qualifié de considérable par les experts en énergie. Ainsi à titre d’exemple et ce n’est pas rien, l’Algérie est aujourd’hui le premier exportateur de GNL en Espagne. De plus sur le plan européen elle est en train de grignoter des parts de marché jusqu’ici jalousement gardées par le Qatar et les Etats -Unis.
Le plus gros client de l’Algérie en GNL c’est la Turquie, l’Espagne vient en seconde position. Considérant la forte demande en gaz naturel liquéfié, une énergie considérée comme moins dangereuse pour le climat, Sonatrach mise désormais sur le GNL, moins que le pétrole dont la réputation de grand pollueur de la planète ne cesse de prendre de l’ampleur allant jusqu’à prévoir la fin de l’exploitation de cette énergie fossile à l’horizon 2050. En tout état de cause l’Algérie n’est plus impactée par une chute des ventes de son pétrole vu que notre pays n’a jamais figuré parmi les grands exportateurs de cette énergie fossile. Le coup de génie du président défunt Houari Boumediene au cours du premier plan quadriennal fut de miser sur le gaz liquéfié. Il était en quelque sorte un visionnaire puisque 45 ans après son décès cette substance énergétique plafonne aujourd’hui dans les sondages qui parlent de l’avenir énergétique mondial. Il se trouve également que jusqu’ici l’Algérie s’est surtout préoccupée de vendre du gaz naturel. La production de GNL est restée en retrait depuis la mort du second président de la république. Elle a repris en 2022 grâce à la clairvoyance du staff managérial de Sonatrach dont le président Tebboune a accordé du crédit. Aujourd’hui les résultats parlent d‘eux-mêmes et cette stratégie de la société nationale consistant à donner une priorité exponentielle à la production de gaz naturel liquéfié est appuyée à cent pour cent par le président de la république qui a donné instruction au ministre de l’énergie d’accorder toute aide demandée par Sonatrach en ce domaine. Il se trouve que les gisements gaziers, notamment celui de Hassi R’mel ne sont exploités qu’à un petit tiers de leur disponibilité. Par ailleurs de récentes découvertes en gaz effectuées par Sonatrach et ses partenaires italiens ENI et français Total Energie augmentent de manière substantielle les capacités de la société nationale, ce qui lui permettra dans le court et moyen terme à doubler, tripler , voire quadrupler son potentiel industriel de liquéfaction du gaz naturel. Sonatrach veut s’imposer au marché européen comme le troisième partenaire énergétique après les Etats–Unis et le Qatar, sa position géographique avec la rive sud de l’Europe est un énorme avantage surtout en ce qui concerne le coût du transport et sa rapidité et cela est un atout indéniable pour l’Algérie dans sa course aux gains d’un marché de l’énergie semi fossile que toutes les COP concernant le climat n’arriveront jamais à faire fléchir.
