Nadir Larbaoui premier ministre algérien assiste à Kampala la capitale de l’Ouganda au sommet G77+Chine. Un sommet qui se veut être une contrepartie du G20, bien qu’il soit qu’à ses premiers débuts. Le fait que la Chine y est associée, elle qui fait partie du fameux G20. C’est un signal puissant adressé par la république populaire au reste du monde et particulièrement à l’occident.
Ce sommet est spécifiquement économique et il se tient en Afrique, un continent prometteur possédant d’immenses ressources minérales et une population très jeune. La Chine y est omniprésente et entend le rester. Les projets structurants qui n’ont jamais suscité l’intérêt des anciennes puissances coloniales sont aujourd’hui pris en charge par la Chine dont l’audience de popularité auprès des dirigeants et des peuples africains ne cesse d’augmenter. En fait l’Europe car c’est surtout de ce continent dont il s’agit a toujours tourné le dos à l’Afrique en matière de développement ou de partenariats séreux avec les pays africains. Il y a toujours eu ce coté paternaliste qui imprime encore la mentalité du vieux continent concernant l’Afrique subsaharienne. Les Chinois ont une autre démarche et celle–ci plait aux Africains qu’ils soient blancs ou noirs . Ainsi en Algérie pays qui a toujours été considéré comme étant la chasse gardée de la France les chinois qui ont toujours eu des relations politiques privilégiées avec notre pays et même plus que cela puisqu’on se souvient toujours de l’excellent travail des délégations médicales chinoises qui œuvraient dans les endroits les plus reculés d’Algérie et dont les populations locales ne cessaient de chanter les louanges. Au cours de la décennie 2000 le partenariat économique algéro-chinois prit une ampleur inégalée surtout dans le domaine de l’habitat et des travaux publics. Des centaines de milliers de logements furent construits par les entreprises chinoises en un temps record. Ce partenariat s’étendit à l’infrastructure routière. L’investiture à la tête de l’Etat du président Tebboune et plus tard son voyage à Pékin qui fut couronné de succès a accéléré exponentiellement les relations économiques sino-algériennes. On parle aujourd’hui de projets économiques communs qui dépassent les trente cinq milliards de dollars. La chine est aujourd’hui présente en Algérie dans pratiquement tous les domaines. A Kampala où se tient ce sommet économique qu’on peut comparer, toutes proportions gardées, à une sorte de Davos des pays mais non des entreprises qui n’ont d’objectifs que le seul profit. Ainsi l’Algérie au nord, l’Afrique du sud à l’extrémité du continent mais aussi l’Ethiopie, l’Ouganda, le Zimbabwe, et tous les anciens pays ayant connu la colonisation portugaise prennent aujourd’hui conscience que leur intérêts convergent et grâce à une telle convergence le chemin de l’émergence est tout à fait tracé . Il y aura d’autres G77 + Chine et Alger en abritera certainement un.
