Le concept de nouvelle Algérie imprimé à la politique interne et externe de l’Algérie par le président Tebboune plait beaucoup aux investisseurs étrangers qui ont toujours été réticents pour investir leurs capitaux en Algérie. En fait ils n’avaient pas confiance en un régime qui a longtemps tergiversé sur la question des IDE. La nouvelle direction politique issue de l’élection de fin 2019 a quant à elle changé de paradigme, lequel rassure contre toute hésitation.
Suppression de la règle 51/49. Réforme profonde et sans ambigüité des codes du commerce et celui des investissements , possibilité d’association sans restriction avec un partenaire étranger qui peut le cas échéant devenir majoritaire alors que dans le passé il ne pouvait pas l’être .Possibilité également pour tout partenaire économique étranger de rapatrier une partie du profit réalisé dans le cadre d’un projet commun entre une entreprise algérienne de statut public ou privé , avantages fiscaux octroyés à tout investisseur étranger dans des réalisations d’intérêt national (infrastructures routières , portuaires ou aéro- portuaires et bien d’autres allègements rassurant tout apport du capital étranger surtout lorsqu’il s’agit de création d’emplois . Tout cet éventail a fini par décider d’innombrables récalcitrants . En l’espace de deux années le nombre d’investisseurs étrangers en Algérie a pratiquement quadruplé . Des firmes étrangères et non des moindres ont aujourd’hui leurs représentations en Algérie. L’exemple de la construction automobile est à cet égard plus qu’édifiant. Fiat s’implante et a donné des ailes à des constructeurs chinois qui, eux aussi se déploient, Renault qui étai toujours hésitant préférant le Maroc a changé d’avis et veut s’impliquer dans cette course au marché de l’automobile, d’autres marques très connues se bousculent aujourd’hui au portillon. Un pays comme le Japon connu pour son pragmatisme en matière d’investissement s’intéresse aujourd’hui au marché de la climatisation et de la réfrigération. Il a observé l’intérêt croissant des Algériens dans ce domaine. Une entreprise japonaise ayant acquis le rang d’une multinationale va dans les prochains mois construire dans le pays une usine de production de climatiseurs , de congélateurs et de frigidaires dont les capacités dépassent de loin le marché algérien car les japonais lorgnent du coté africain et l’Algérie leur offre cette opportunité. Les Américains qui ont toujours marqué une réticence accrue vis-à-vis de l’Algérie reviennent aujourd’hui sur leur position car ils considèrent que leurs préjugés envers notre pays n’ont plus aucun sens. Ils veulent combler leur retard considérable et rattraper le temps perdu. Le seul pays qui n’a rien compris à l’évolution de l’Algérie vers la puissance économique à l’échelle continentale, c’est la France, un pays qui avait tout à gagner mais qui n’a cessé de perdre et qui se mord déjà les doigts.
