Mila /Houda Nouri remporte le prix littéraire du 1er Novembre

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 Le prix littéraire du 1er novembre, décerné le 14 janvier dernier, est revenu à la jeune écrivaine de la wilaya de Mila, HoudaNouri. L’universitaire et autrice a remporté la prestigieuse distinction nationale grâce à son roman intitulé Fatma.

La lauréate a, en effet, occupé la première place au concours national du 1er Novembre, organisé par le Centre National d’Etude et de Recherche sur le Mouvement National et la Guerre du Premier Novembre 1954, placé sous le haut patronage du Ministère des Moudjahidine et Ayants-droits. Elle a reçu sa distinction des mains de Laid Rbiga, ministre des Moudjahidines et Ayants-droits, lors d’une cérémonie officielle organisée au Centre International des Conférences Abdelatif Rahal, à Alger. Lors de l’entrevue qu’elle nous a accordée, ce dimanche 4 février, Nouri Houda s’est dite très satisfaite de l’importance accordée par le jury du concours à son œuvre littéraire, en expliquant que cette distinction constitue, pour elle, « un heureux aboutissement de son effort et un véritable facteur de motivation ». S’agissant de la consistance de son ouvrage, la jeune romancière  a précisé que le récit relate des faits de guerre ayant eu lieu dans sa mechta natale de Kribsa, dans la commune de Zeghaia, pendant la guerre de libération nationale. Elle expliquera que le personnage central de cette fiction, une femme appelée Fatma, a été privée tôt de ses parents, tués par l’armée d’occupation française. Elle précisera que sa mère est morte le jour même où elle a accouché d’un enfant appelé Allaoua. A partir de ce moment, l’orpheline a pris sur elle de s’occuper de son petit frère et de sa propre personne dans le même temps. Mais les forces du Mal n’allaient pas la laisser tranquille et elle vécut la pire des atrocités à sa jeunesse. Selon l’écrivaine, pendant l’une des nombreuses opérations de pacification et de terrorisme de la population de la région, menée par les soldats français, la jeune Fatma a été agressée sexuellement, violée par des militaires. Après ce douloureux épisode, elle décida de se venger et de participer à la Guerre de libération. Elle rejoignit le maquis, où elle apprendra à manier les armes de guerre dans les rangs de l’Armée de Libération Nationale (ALN). Elle participera, par la suite, à plusieurs embuscades et opérations militaires menées par l’ALN contre l’ennemi. L’héroïne est morte au champ d’honneur, lors d’une bataille contre les soldats français.» L’écrivaine précise que son opus, s’étalant sur 118 pages, est étoffé de nombreux hauts faits de guerre ayant eu lieu sur le sol de la wilaya de Mila pendant la Glorieuse Révolution. Ecrit en arabe académique, le récit de HoudaNouri est parsemé de poésies chantées des répertoires patriotiques et populaires. « Le récit, rédigé dans la langue standard, est émaillé de poésies patriotiques ou populaires, rapportées dans le dialecte arabe local », soulignera notre interlocutrice. Romancière et nouvelliste, HoudaNouri compte déjà à son palmarès le prestigieux prix littéraire Moubarek El Mili, qu’elle a décroché pour son recueil de nouvelles intitulé El Kitaâ El Khames (Le Cinquième Secteur littéralement).

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