Changement de vision économique de L’UE :L’Europe pointe son regard vers l’Algérie

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 L’Europe du sud et de l’ouest a changé d’attitude vis-à-vis de l’Algérie qui n’est plus considérée comme un pays inaccessible. Ainsi le flanc sud du vieux continent multiplie les contacts avec l’Algérie et signe des accords commerciaux plutôt favorables pour ce pays. A titre d‘exemple l’Algérie est devenu le premier fournisseur en gaz (naturel ou liquéfié) du Portugal, de l’Espagne, de l’Italie et tout récemment de l’Allemagne laquelle se trouve plus au nord.

Coté algérien on parle de plus en plus d’exportation de produits hors hydrocarbures qui intéressent de plus en lus les pays européens tels que l’acier dont la production algérienne est en train d’augmenter chaque année de produits sidérurgiques très demandés en Europe dont bon nombre de sidérurgies ont été démantelées ou se trouvant en déclin. Il y a également des produits comme le phosphate non brut mais transformé dans sa diversité dont l’Europe a besoin pour son agriculture dont le  manque se fait de plus en plus sentir. Cependant mis à part ce coté commercial très favorable à la balance commerciale de l’Algérie et de sa balance des paiements l’UE s’est rendu compte, un peu tardivement, que ce grand pays d’Afrique du nord qui est aussi le corps central du Maghreb grâce à sa proximité géographique et les immenses ressources dont il dispose mais surtout le marché qu’il représente. Avec une population  jeune et dynamique qui  a transformé le visage traditionnel de l’Algérie pour le tourner vers la modernité du troisième millénaire ce pays ne peut être que le partenaire idéal d’une Europe qui n’a plus de débouchés en dehors de son espace économique dirigé par l’UE. Les Européens ont compris que la Chine en passe de devenir la première puissance économique mondiale ne peut  plus être concurrencée par des produits européens plus chers et moins disponibles en quantité que les produits chinois  ou d’autres pays émergents comme l’Inde ou certains pays du sud est asiatique comme le Viet–Nam, la Malaisie et l’Indonésie  sans oublier l‘Australie et la Nouvelle Zélande lesquels, en dehors du Commonwealth, dont ils font encore partie sont aussi membres de l’ASEAN. Quant à l’autre coté de l’Atlantique il parait de plus en plus inconcevable que les Européens puissent avoir leur mot à dire en matière de commerce et d’implantation européenne sur le continent américain dominé très largement  par les USA  de son extrême nord jusqu’à sa partie centrale s‘arrêtant à l’isthme de Panama et un sud  de plus en plus séduit par les BRICS  à l’instar du géant brésilien  qui est devenu un modèle ainsi que des chinois dont la présence se fait voir de plus en plus. Le vieux continent européen  enfermé dans sa  logique communautaire ne peut plus faire face à des concurrents aussi nombreux.  L’UE  s’est rendue compte que face à une telle limitation de ses exportations vers le reste du monde surtout  depuis l’instauration des sanctions qu’elle avait imposé à la Russie qui était l’un de ses meilleurs marchés pour l’écoulement de ses produits, lesquelles, du reste, n’ont servi à rien, puisque les exportations de pétrole et de gaz russes qui représentaient plus de 30% des besoins énergétiques européens sont aujourd’hui achetés ailleurs  au prix le plus cher. Cette Europe de 2024 pour combler ses besoins énergétiques mais aussi pour espérer conquérir une part du marché africain en gestation mais qui deviendra florissant à la fin de ce siècle  se tourne aujourd’hui vers le pays le plus proche et le plus sérieux partenaire commercial et   ce pays  n’est autre que l’Algérie.           

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