L’Algérie 3eme plus gros consommateur de Tabac en Afrique

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L’utilisation du tabac reste un défi majeur pour la santé publique, causant un nombre alarmant de décès en Afrique et à travers le globe. En dépit des efforts de sensibilisations, l’Algérie fait partie des pays africains où l’on fume le plus.

En effet, malgré les efforts de sensibilisation, le tabac demeure un problème sanitaire mondial, affectant profondément les individus, les communautés et les économies. En dépit de la connaissance répandue de ses dangers, le tabac reste une cause majeure de décès et de maladies évitables, y compris en Algérie. Le dernier rapport de  l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour l‘année 2022 confirme ce triste constat puisque l’Égypte, l’Afrique du Sud, et l’Algérie se distinguent comme les plus grands consommateurs de tabac sur le continent africain avec respectivement : 18.2, 8.4 et 6.7 millions de fumeurs. Le reste du classement comprend la République Démocratique du Congo avec 5,8 millions de consommateurs, le Soudan et Madagascar ex æquo avec 4,6 millions chacun, puis le Maroc et le Nigeria avec 3,5 millions de fumeurs. L’Éthiopie et le Kenya clôturent la liste avec respectivement 3,4 et 3,1 millions de consommateurs. Il est à noté que ce classement intervient dans le contexte d’une étude globale révélant que le monde compte environ 1,3 milliard de consommateurs adultes de tabac. Par ailleurs, le rapport de l’OMS souligne l’urgence de politiques de santé publique efficaces pour combattre le tabagisme, en particulier dans ces pays où la consommation de tabac reste élevée. Pour rappel, le tabac est le deuxième contributeur en termes de recettes fiscales en Algérie, juste après les hydrocarbures. Pour l’année 2024, une augmentation des prix du tabac est envisagée dans le cadre du projet de loi de Finances. Ce projet propose une exonération de la TVA sur de nombreux produits alimentaires de base, mais prévoit également une augmentation significative de la TVA sur le tabac. Le projet de loi prévoit une augmentation de la taxe additionnelle sur les produits du tabac de 13 dinars (DA), passant de 37 à 50 DA par paquet, bourse ou boîte. Cette mesure vise à réviser à la hausse le tarif de la taxe sur les produits du tabac et à revoir l’affectation des recettes de cette taxe. De plus, le texte propose l’introduction d’un Impôt sur le Bénéfice des Sociétés (IBS) pour les fabricants de tabac, selon leur degré d’intégration, à hauteur de 16% ou 20%. Actuellement, la charge fiscale sur le tabac en Algérie est relativement faible par rapport aux normes internationales, ce qui contraste avec une consommation en augmentation constante ces dernières années. Le gouvernement justifie cette augmentation de la taxe par deux objectifs principaux : réduire la consommation de tabac et les problèmes de santé associés, tout en augmentant les recettes fiscales.

Par Kheireddine Boukhalfa

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