Les bienfaits de l’Etat social en Algérie :Les cancéreux non assurés bénéficieront de la carte Chiffa

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Les cancéreux non assurés sont nombreux en Algérie. La plupart d’entre eux accédaient aux soins médicaux en payant de leurs poches. Mais combien sont–ils qui pouvaient se le permettre? Sans doute très peu d’entre eux et la plupart d’entre ces malheureux mouraient très vite alors qu’ils auraient pu accéder à un prolongement de leurs vies de quelques mois, voire de quelques années. Depuis jeudi 15 février l’Etat les prend en charge. Et on doit cela à une directive du président Tebboune.

C’est, incontestablement, un des aspects bénéfiques de cette nouvelle Algérie qu’est en train d’édifier le président de la république. Après Cuba c’est l’Algérie qui applique la plus noble décision humanitaire au monde. Même la Chine n’est pas dans ce cas de figure. Ainsi cette Algérie qui s’ouvre au monde extérieur et adopte une politique libérale décomplexée n’oublie pas ceux qui n’ont pas les moyens d’accéder à la richesse ou travailler en ayant la possibilité d’être assurés. On sait parfaitement bien que le secteur privé premier employeur en Algérie ne joue pas le jeu dans le domaine de la protection sociale. Certes on a remarqué ces derniers temps une évolution dans la gestion des ressources humaines de ce secteur mais une telle évolution ne concerne que les grandes entreprises ou groupes, rarement les PME et les EURL mais nullement les TPE.  Autrement dit toutes ces légions de salariés non déclarés ou très partiellement à la CNAS s’ils tombent malades, comme c’est souvent le cas  paient les médicaments de leurs propres poches et souvent la facture est salée car déjà avec la visite médicale chez un généraliste il faut débourser 2000,00  dinars et un spécialiste 2500,00 dinars et s’il faut faire une échographie ou des analyses c’est au bas mot 18000 dinars qu’il faut payer et nous ne parlons toujours pas de l’ordonnance médicamenteuse qui coûtera les yeux de la tête. Quel salarié du secteur privé de la protection sociale peut–il se permettre de fournir tant d’argent? C’est clair il ne  le peut pas, à moins d’être aidé par sa famille ; ses proches, ses amis ou une âme charitable. C’est peut être faisable une fois mais si cela se répète alors ce salarié n’a de secours que celui du Tout Puissant. Nous parlons là de gens qui ne souffrent pas de maladies chroniques ou graves qui vivent au jour le jour en priant Dieu que leur état ne s’aggrave pas. Mais qu’en est–il des cancéreux? Là c’est une autre paire de manche. Ce type de malades s’ils ne sont pas diagnostiqués dès l’apparition de la tumeur cancéreuse et s’ils ne sont pas pris immédiatement en charge médicalement seront indéniablement condamnés car on ne s’amuse pas avec ce genre de maladie.  Si en plus ils ne bénéficient d’aucune protection sociale et qu’ils sont livrés à eux-mêmes alors leurs jours sont comptés et pire que cela, ils mourront dans d’atroces souffrances. Quelle abomination pour leurs proches qui les regardent mourir sans qu’ils ne puissent rien faire car le traitement du cancer, tous types confondus coute horriblement cher. Sans couverture sociale c’est le chemin du cimetière qui est tout tracé. Alors cette décision que vient de prendre le président de la république est non seulement louable mais donne un aperçu sur la manière de gouverner de ce président qui vient de permettre à cette frange de la population jusqu’ici totalement ignorée d’espérer vivre enfin comme il se doit et si malgré tout  cet espoir est limité il n’en demeure pas moins que bénéficier de mois ou d’années supplémentaires en évitant de sombrer dans la douleur est un énorme avantage que procure aujourd’hui la remise de cette carte Chiffa  dont la généralisation concernera toutes le territoire national dans les prochains mois.

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