L’Algérie et l’Espagne ont tourné la page de la brouille pour ouvrir celle d’un retour à la normale. Toutefois, la période de froid ayant débouché sur une suspension du traité d’amitié qui liait l’Algérie et l’Espagne a conduit à un ralentissement significatif des échanges commerciaux entre les deux pays, ce qui a fortement impacté les entreprises ibériques.
En effet, ce constat est rapporté par le média espagnol «The Objective» qui cite, le Secrétaire d’Etat chargée du Commerce, Xiana Mendez. Cette dernière, a reconnu que le commerce extérieur avec l’Algérie «n’est pas encore normalisé» tout en le justifiant avec des statistiques. Ainsi, elle a fait savoir que les exportations annuelles vers Alger sont passées de 2 milliards en 2021 à 337 millions en 2023, soit 83% de moins, alors qu’en 2023, la chute se chiffrait à 67%. Dans ce contexte, la secrétaire d’État au Commerce a précisé que la croissance des exportations au cours de l’année a répondu davantage à des opérations spécifiques tout en rappelant que dans la seconde moitié de l’année 2023, des mouvements de matériel de transport, de bateaux et aussi de camions ont été observé. Cependant elle a noté, au début de cette année une dynamique dans les exportations de viande rouge fraîche qui ont augmenté, alors que le reste des secteurs reste paralysé. Concernant les importations espagnoles, Mme. Mendez a rappelé qu’elles maintiennent une bonne progression et que les achats de gaz naturel ont considérablement augmenté. Pour rappel, en 2023 l’Espagne occupait la quatrième place des grands importateurs de GNL algérien avec un total de 1,4 million de tonnes. Il est à souligner qu’en novembre dernier, l’Ambassadeur algérien auprès de l’Espagne avait regagné son poste, ce qui laissait présager la fin de la brouille entre les deux pays. D’ailleurs, Il y a quelques semaines, le ministre des Affaires étrangères espagnol, José Manuel Albares, avait annulé à la dernière minute sa visite à Alger pour «des raisons d’agenda algérien».
