À l’aube du mois sacré de Ramadan, une mesure économique d’ampleur vient soulager les foyers algériens. L’Office algérien interprofessionnel des céréales a annoncé une baisse significative des prix de commercialisation des légumineuses sèches, effective à partir du 03 mars 2024. Cette initiative, dictée par les autorités publiques, vise à préserver le pouvoir d’achat des citoyens algériens en supprimant la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 9% sur ces produits essentiels.
Les nouvelles tarifications concernent une variété de produits largement consommés au sein des ménages algériens, notamment différents types de poischiches, de riz, ainsi que des haricots blancs et rouges, lentilles vertes, corail, brunes, et pois cassés verts. Par exemple, les poischiches de petite taille sont désormais disponibles à 160 DZD pour les consommateurs, tandis que le riz blanc et le riz soufflé sont proposés à 135 DZD et 125 DZD respectivement pour le consommateur final. Les lentilles corail, prisées pour leur cuisson rapide et leur goût délicat, voient leur prix fixé à 175 DZD pour les consommateurs. Cette réduction de prix est perçue comme une bouffée d’oxygène pour les familles, particulièrement dans le contexte du Ramadan où la consommation de ces produits connaît traditionnellement une hausse. Les autorités expliquent cette mesure par la volonté d’atténuer l’impact économique sur les citoyens et de garantir l’accès à des aliments de base à des prix raisonnables, favorisant ainsi une alimentation équilibrée et abordable. Les répercussions de cette décision sont multiples. D’une part, elle contribue à stimuler la consommation intérieure en rendant les produits plus accessibles. D’autre part, elle souligne l’engagement des autorités algériennes à soutenir le pouvoir d’achat des ménages face à l’inflation et aux fluctuations économiques. De plus, en supprimant la TVA sur ces produits essentiels, le gouvernement fait preuve d’une réelle volonté de soutien à la consommation des produits locaux, encouragent ainsi le secteur agricole national. Cette initiative est accueillie avec enthousiasme par les consommateurs et opérateurs économiques, qui y voient un signe positif de l’attention portée par l’État aux besoins fondamentaux des citoyens, surtout dans un moment aussi crucial et symbolique que le mois de Ramadan. Elle s’inscrit dans une démarche plus large de réformes économiques visant à renforcer la résilience de l’économie algérienne et à améliorer le quotidien des Algériens.
Par Mohamed Tahar Aissani
