La longueur du réseau national de transport ferroviaire devrait atteindre les 15.000 kilomètres d’ici 2030. C’est ce qu’a indiqué Jamel-Eddine Dridi, le chargé du secrétariat général du ministère des Transports.
En effet, lors de l’ouverture des travaux d’une journée d’information intitulée « La maintenance et l’intégration de l’entretien du matériel ferroviaire… train – métro – tramway », en présence de représentants de ces derniers et de sociétés étrangères spécialisées dans les industries ferroviaires, M.Dridi a déclaré que le secteur travaille à renforcer la coordination entre les différents réseaux de transport pour développer la connexion entre le réseau ferroviaire et divers moyens de transport urbain et interurbain, ainsi qu’à développer le transport ferroviaire entre les ports et les plates-formes logistiques ferroviaires, tout en renforçant les capacités dans le domaine du transport de matériaux et de marchandises stratégiques tels que les métaux, les combustibles, les céréales et les engrais. Dans ce sillage, l’intervenant a souligné que l’État accorde une attention particulière au réseau de voie ferrée, qui s’étend actuellement sur 4655 kilomètres. Il a précisé que plus de 2770 kilomètres de lignes sont actuellement en cours de réalisation, dont la ligne stratégique reliant Béchar à Tindouf et atteignant les mines de fer à Gara Djebilet sur une longueur de 950 kilomètres. Dans le même contexte, il a souligné l’effort visant à renforcer et à développer le réseau actuel de transport ferroviaire et le transport dirigé sous toutes ses formes, notamment trains, métros et tramways, pour répondre à la croissance rapide de ce mode de transport en Algérie, tout en ajoutant que le gouvernement avait enregistré de nombreux projets d’expansion du réseau, reliant différentes régions du pays et reliant les installations vitales telles que les ports et les plates-formes logistiques, soulignant que ces projets nécessitaient la fourniture de l’équipement nécessaire pour le transport et les installations nécessaires pour les structures de base, ainsi que des besoins énormes en matière d’assurance de la maintenance nécessaire pour cet équipement et ces installations. Ainsi, il a expliqué que la gouvernance efficace des institutions que l’État cherche à consolider dans tous les domaines exige de prévoir ces besoins en mettant en place une stratégie claire dans le domaine de la manutention et de l’intégration des opérations de maintenance. Il a ajouté que l’objectif de cette démarche est de construire une base solide et efficace dans le domaine de la manutention industrielle, en particulier en ce qui concerne les pièces de rechange, la maintenance et la fourniture de solutions techniques pour répondre aux besoins des compagnies ferroviaires, tout en soulignant l’implication du secteur du transport dans une initiative gouvernementale globale visant à renforcer la production nationale dans le domaine de la fabrication de pièces de rechange, à développer les capacités locales et à soutenir les entreprises et les projets nationaux spécialisés dans la production de pièces de rechange pour le matériel ferroviaire, ainsi qu’à soutenir et à valoriser la recherche scientifique et le développement dans ce domaine pour réduire la facture d’importation, renforcer l’indépendance et réaliser un développement durable dans le secteur. Pour M.Dridi l’objectif final de cette démarche est d’améliorer les performances et l’efficacité des compagnies de transport ferroviaire pour assurer la fourniture d’un service public de qualité aux voyageurs et aux opérateurs économiques dans le domaine du transport de marchandises.
Par Kheireddine Boukhalfa
