« Investir en faveur des femmes : accélérer le rythme », est le thème choisi cette année 2024, pour célébrer la journée internationale de la femme, qui coïncide avec la date du 8 mars de chaque année et ce pour mettre en lumière l’action de la femme, promouvoir ses conditions de vie, soutenir ses droits et assurer les valeurs d’égalité des chances.
Ainsi, pour marquer l’évènement, l’association algérienne de la planification familiale AAPF), comité de Guelma, chapotée par Mme Benredjem Radila, qui est également membre au niveau national, a organisé le mercredi 6 mars 2024, une importante journée d’étude au niveau de l’hôtel Lalla Maouna , sous le chapitre « droit des femmes et rencontre avec les médias ». Dans son intervention en préambule des travaux de cette rencontre scientifique, qui a vu la participation des médecins, sages-femmes, professeurs d’université, des cadres de la santé publique et des jeunes activant au sein de la dite association; Mme Benredjem Radila, a donné un aperçu général sur les missions dévolues à cette association créée le mois d’octobre 1987, dont le but est d’œuvrer sur le bien être et l’épanouissement de l’enfant et de la famille dans une société juste et équilibrée. L’autre objectif assigné à cette rencontre, est celui d’encourager la femme à déterminer librement et consciemment la dimension de la famille et l’espacement des naissances. Ainsi, Mme Benredjem Radia, a mis en valeur le bilan des activités de l’association au niveau national et international, marqué par l’organisation de 15 activités scientifiques dont 3 au niveau international (2 en Tunisie et 1 au Liban). Prenant la parole pour exprimer sa communication sur la croissance démographique du programme national de planification national, le Dr Berriche Fahd, praticien spécialiste, assistant en epidiomologie, chef de service de la prévention, devait mettre l’accent sur la problématique de l’accroissement de la population, dont le nombre des naissances enregistré en Algérie pour l’année 2023, était de 923 000 nouveaux nés. Cette tendance accélérée de la croissance démographique, a été observée depuis 2013. Selon l’intervenant, cette situation nécessite une réflexion globale, sérieuse, afin de renforcer, élargir et dynamiser le programme national de la planification familiale. De ce fait, l’intervention du médecin Berriche a été suivie par des statistiques démographiques. A ce titre, Il devait signaler, que la population mondiale a progressé de 1,6% et la population algérienne a connu un accroissement de 1,92% en 2023, dépassant la moyenne internationale. Sur cette évolution, la planification familiale en Algérie, est devenue une priorité de santé publique. Mais toute fois le Dr Berriche devait annoncer à ce sujet, que le renforcement de la planification familiale et son élargissement, demeurent fondés sur le principe d’adhésion volontaire et de choix personnel. L’autre chapitre évoqué lors de cette rencontre par le même médecin spécialiste; a concerné l’impact de la planification familiale notamment la contraception, qui est considérée comme une protection pour la femme, en particulier les adolescentes, des risques que peuvent présenter les grossesses pour leur santé. Sur ce point précis, la contraception, offre tout un éventail d’avantages potentiels dans d’autres domaines, que la santé, qui vont de la possibilité élargie d’éducation et d’autonomisation des femmes à une croissance démographique durable et au développement économique des pays. Devait conclure le Dr Berriche. Dans sa communication, Mme Laieb Samia, professeur de droit à l’université du 8 mai 45 de Guelma, s’est exprimée sur les droits de la femme. A ce titre, elle a mis en relief le rôle de la femme dans la société, notamment l’éducation des enfants, sa participation aux activités de la société, les problèmes du couple, les divorces et autres difficultés rencontrées par les femmes. Notons à ce titre que selon les statistiques données Mme Laieb Samia, l’Algérie est classée la première en Afrique en matière de divorce et la wilaya de Guelma est classé la première au niveau régional. Ensuite un débat a été ouvert, qui a permis à l’assistance d’échanger des idées et connaitre certains points sur la planification familiale.
