La coopération entre l’Algérie et l’Italie se porte bien. Les échanges économiques entre les deux pays connaissent des rythmes ascendants, notamment en matière d’énergie, puisque l’Algérie représente le premier fournisseur de l’Italie en gaz naturel.
En effet, cette semaine, le ministre Italien de l’Environnement et de la Sécurité énergétique, Gilberto Pichetto-Fratin a évoqué les conséquences d’un éventuel arrêt des livraisons de gaz russe via l’Ukraine. Pour lui, un tel scénario n’aurait aucune répercussion sur l’Italie, puisque « la fermeture de la route ukrainienne [des approvisionnements en gaz] n’aura pas de conséquences critiques, même avec une certaine combinaison de facteurs déterminant ». Dans ce sens, il a expliqué que les approvisionnements Italiens en GNL ont presque doublé, passant de 13 % à 26 % de la demande totale. L’Algérie occupe ainsi, selon M.Fratin la première place parmi les fournisseurs de gaz de l’Italie, dont les approvisionnements ont augmenté de près de 10% et représentent 36% de la demande totale soit plus de 23 milliards de m3. Dans ce contexte, al société italienne spécialisée dans les infrastructures énergétiques, Snam a indiqué qu’entre janvier et novembre 2023, l’Italie a importé plus de 53.3 milliards de m3 de gaz, dont 20.2 milliards de m3 d’Algérie et 8.7 milliards de m3 de l’Azerbaïdjan. Pour rappel, l’Italie et l’Algérie entretiennent d’excellentes relations économiques, notamment dans le secteur de l’énergie, comme en témoigne cette hausse des exportations de gaz de l’Algérie vers l’Italie de 20 % en 2023, alors qu’une nouvelle tendance positive est attendue pour 2024. Et les chiffres communiqués par Gilberto Pichetto-Fratin confirment ce constat.
Par Kheireddine Boukhalfa.
