Le travail de la commission d’historiens algériens et français commence à porter ses fruits. Récemment, la partie Algérienne a visité les lieux abritant 2 millions de documents et objets d’archives algériennes conservées en France.
En effet, le co-président de la commission, le Professeur Mohamed Lahcen Zeghidi, a souligné que cette visite était une concrétisation des décisions prises lors d’une réunion à Constantine en novembre 2023. Cette mission, menée lors de la récente visite à Paris des historiens algériens avait pour but d’examiner en détail le contenu de ces archives et de constater leur état. Zeghidi a affirmé dans ce sens que la commission avait obtenu des détails complets sur ces archives auprès de ses homologues français. Il a insisté sur la nécessité de récupérer les originaux plutôt que de se contenter des versions numériques, afin de faciliter l’accès des historiens algériens à ces matériaux de recherche. En outre, la commission a également demandé à consulter diverses formes d’archives algériennes, y compris des manuscrits, des objets et des armes. Dans le détail, au cours de cette mission, la commission a visité 12 sites, y compris le palais du duc d’Aumale qui abrite de nombreuses archives algériennes, notamment la bibliothèque de l’Emir Abdelkader, ainsi que des armes et d’autres objets. Cette visite a permis à la commission de repérer tous les endroits où se trouvent les deux millions d’archives, qui selon eux, doivent être restituées à l’Algérie conformément aux principes de la commission et aux instructions du président de la République Abdelmadjid Tebboune.Par ailleurs, M.Zeghidi a souligné que les archives appartiennent à la souveraineté de l’Algérie et non à celle de la France, et a déclaré que leur récupération était une priorité. Il a expliqué dans ce sillage que des négociations étaient en cours entre académiciens pour récupérer ces archives, basées sur des considérations historiques et scientifiques. C’est pourquoi Il s’est montré optimiste quant à l’issue des négociations, soulignant le soutien politique total des autorités algériennes dans cette démarche.
Par Kheireddine Boukhalfa.
