Ramadan d’ici et d’ailleurs: La perception algérienne du mois sacré

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Les Algériens éprouvent un sentiment religieux très profond envers le Ramadan. Pour eux c’est le rendez–vous annuel où ils se consacrent entièrement à Dieu. La vénération est absolue et on s’abandonne durant vingt neuf ou trente jours à ce jeune qui symbolise la piété même si cette abstinence de boire, de manger et de fumer est vite récompensée dès la rupture du jeune où toute limite est franchie souvent dans le sens d’un des péchés capitaux , celui de la gourmandise.

Ailleurs dans le monde musulman on accueille différemment le Ramadan. Dans les pays arabes les rites se ressemblent pratiquement tous à une nuance près où la tradition culinaire propre à chacun des pays marque la différence, sinon tous les pays de ce monde qualifié d’arabe observent scrupuleusement le jeune prescrit par Dieu de l’aurore au crépuscule. A l’exception de l’Egypte et du Liban  de l’Irak  et la Palestine où vivent d’importantes minorités chrétiennes, coptes en ce qui concerne le premier pays cité maronites pour le second, nestorien pour le troisième et catholique pour le quatrième.  Il y a également le cas de la Syrie où vit également une population  très minoritaire de confession chrétienne.  Par contre Il existe un autre pays arabe où la population est à cent pour cent de confession musulmane où à cause de l’introduction d’un régime d’inspiration laïque cette même population subissant l’influence du leader de ce régime avait rompu l’unanimité du rite musulman observée dans tous les autres pays arabes où la religion islamique est largement prédominante. Ce pays on l’aura deviné est la Tunisie où sous la gouvernance de Bourguiba très largement influencé par le modèle turc imposé en Turquie par Atatürk avait permis la légalisation de la rupture du jeune et au cours de la période où le «Combattant suprême» régnait sur la conscience des tunisiens on pouvait constater l’ouverture durant la journée des brasseries et restaurants du centre de Tunis ou des villes touristiques comme Sousse ou Nabeul. Cela aurait été normalement perçu si la fréquentation de ces lieux était spécifiquement réservée aux touristes étrangers ou aux non musulmans mais ce n’était pas le cas car on pouvait voir de nombreux jeunes tunisiens des deux sexes consommer boissons et nourriture au grand dam des ainés qui passaient par là au regard  nettement réprobateur. Cette brèche dans l’islam sunnite et surtout concernant le Ramadan observée en Tunisie existe encore aujourd’hui et les Algériens de passage en Tunisie en période de jeune sont toujours consternés et leur désapprobation totale se lit dans leurs visages. Chez nous en Algérie seuls ceux qui sont atteints de démence rompent le jeune. Certains habitants de cet immense pays avaient pourtant essayé de briser cette union sacrée qui lie tous les Algériens entre eux autour de cette religion que le colonialisme français avait usée de tous ses moyens pour y arriver et il échoua. Certains résidus de cette intrusion colonialiste crurent un moment que le moment de rompre cette union sacralisée était venu. A travers un courant évangéliste importé d’ailleurs par des émigrés convertis par ce courant en France ils voulurent créer un mouvement séditieux et purent compter sur le soutien d’hommes politiques qui prétendaient militer pour une authenticité culturelle laquelle, selon eux, était différente de celle des autres habitants de ce pays majoritairement musulman. Mal leur en pris car leur projet aidé secrètement par la France souterraine échoua lamentablement. Aujourd’hui en Algérie l’étendard de l’Islam est hissé bien haut et le Ramadan en est le symbole le plus éclatant.

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