Le continent africain qui regorge de ressources naturelles les plus variées n’arrive pas à faire vivre ses populations dont la plupart d’entre elles vivent un sous développement évident. En Afrique du nord, culturellement les modes de vie se ressemblent surtout au Maghreb quelque peu différents en ce qui concerne la Libye et l’Egypte. Sur le plan économique cinq pays africains émergent par ordre de croissance : l’Afrique du sud, le Nigéria, l’Algérie, l’Egypte et l’Ethiopie.
Sur le plan de la répartition des richesses par contre c’est une autre paire de manches. Les revenus par habitant sur le continent africain sont inégaux et même au-delà du seuil convenu. Dans tous les pays riches économiquement que nous venons de citer une classe nettement inférieure en terme d’habitants profite de 80% des richesses, les 20% restants qui représentent plus de 70% des populations se répartissent les dividendes des richesses. En Afrique du sud cet ex pays de l’apartheid la minorité blanche (Plus de trois millions d’habitants) continue à prélever à elle seule plus de cinquante pour cent des richesses et Dieu sait ce que ce grand pays possède (or, diamant, métaux rares, élevage bovin et denrées spécifiques). La population noire celle des town ship qui existent toujours se distingue en deux classes, celle qui a émergé politiquement dès la fin de l’apartheid suivie de la gouvernance de l’ANC et qui s’est accaparée de terres où se faisait octroyer des prêts bancaires faramineux et la classe composée du peuple des ghettos qui représente 60% de la population noire. Il y a enfin la minorité indienne qui était déjà prospère au temps de l’apartheid bien que dépourvue de droits semblables à ceux des blancs. Cette classe qualifiée de moyenne surfe sur les revenus du pays. Au Nigéria, ce grand pays possédant d’immenses réserves de pétrole et de gaz et d’autres matières premières très convoitées le régime fédéral du pays divisé en plusieurs Etats ne permet pas une répartition au minimum équitable envers les populations. Les distinctions sociales sont criardes. D’un coté on voit une classe d’hommes d’affaire souvent corrompus et corrupteurs qui gouvernent ces Etats ne permettant qu’un minimum de contrôle à l’Etat fédéral, lequel est lui-même affecté par la corruption à grande échelle qui frappe ce pays. La grande partie de la population nigériane vit en dessous du seuil de pauvreté ce qui a pour conséquence une augmentation exponentielle du banditisme et le triplement voire le quadruplement des tentatives d’immigration vers les Etats–Unis, pays de prédilection des Nigérians. Quant à l’Egypte qui n’a jamais connue la colonisation mais seulement une présence anglaise, qu’on peut qualifier d’insignifiante en comparaison de la présence française notamment en Afrique du nord, la fin de la monarchie et l’instauration de la république ont propulsé une caste militaire qui a pris le pouvoir dans tous les sens attribués à ce terme. On peut comparer ce pays à la Birmanie avec cependant moins de cruauté envers le peuple. Sur le plan économique il existe une chasse gardée réservée à cette caste, le reste est réparti à travers une ancienne classe possédante chassée par Nasser mais rétablie par Sadate, encouragée par Hosni Moubarak et totalement contrôlée par l’actuel président qui la fait marcher à la baguette. De tous ces pays que nous venons de citer l’Algérie est un pays à part ne ressemblant dans sa manière de diriger ce pays à aucun autre pays africain du nord au sud, Maghreb compris. En effet l’Algérie hérite d’un héritage colonial qu’on peut qualifier de somptueux. La France en quittant ce pays qu’elle considérait comme étant une partie intégrale avait construit villes et villages identiques en tous points de vue de ceux de l’hexagone. Tous les visiteurs étrangers qui passent ou séjournent en Algérie sont unanimes pour dire que ce pays est une deuxième France. Même la Tunisie et le Maroc qui étaient «chouchoutés» par Paris n’ont pas cette configuration urbaine de style baron Haussmann des villes algériennes ou ces villages surmontés de clochers d’anciennes églises transformés depuis l’indépendance en minarets. Ce n’est pas tout car malgré le changement culturel observé depuis l’indépendance les habitudes typiquement françaises restent vivaces dans la population algérienne. L’exemple du petit déjeuner où l’on consomme du café au lait avec des toasts beurrés ou des croissants et brioches est significatif d’un mode de vie qui n’a pas d’équivalent en Afrique. Enfin et c’est ce qui différencie l’Algérie de tous les pays africains du nord au sud c’est cette inépuisable attitude à l’équité et à l’égalité sociale. Certes il y a des riches en Algérie et même beaucoup mais ceux–ci se gardent bien d’écraser ceux qui ne le sont pas car ils savent que cela finirait mal pour eux. Enfin et nous nous arrêtons là, le modèle social algérien est comparable à celui des français et on sait qu’il sert d’exemple à travers toute l’Europe à l’exception des pays nordiques. Il n’a aucune commune mesure avec les autres pays africains, Maghreb compris.
