Des partis politiques sont sortis de leur torpeur légendaire comme pour chaque annonce d’une échéance électorale et particulièrement quand il s’agit de l’élection à la tête de l’Etat. Tous, sans exception, sont ravis de la décision prise par le chef de l’Etat et se préparent donc pour le challenge, mais lequel ?
La grande question qu’il faut poser parce que tout simplement elle est incontournable est celle–ci : Est–ce que le président sortant, en l’occurrence Abdelmadjid Tebboune se présentera t-il pour un second mandat? Même si la réponse semble couler de source il n’en demeure pas moins que tant que l’actuel chef de l’Etat ne confirme pas qu’il est partant pour cinq années supplémentaires le suspense restera de circonstance. Pour le moment le président Tebboune entretient le mystère. En fait c’est sa manière de faire, celle de dire ce qu’il a décidé le moment où il choisira de le faire. Cela peut transparaitre au cours de la tenue de la réunion régulière avec les médias nationaux où il y fera allusion ou tout simplement il décidera de prendre son temps et annoncera à la date prévue par la constitution sa candidature. En attendant le personnel politique s’agite et se trouve dans un état de surexcitation totale. Pour le moment les grands partis politiques, ceux qui comptent dans la sphère politique nationale que sont le FLN , le RND, le MSP et le FFS , ne se sont pas précipités comme l’ont fait les petits partis qui n’ont qu’une audience à peine relative sur cette anticipation de l’élection présidentielle. On connaitra progressivement leurs réactions. Certes ils sont loin d’être contre et souscriront pleinement à cette décision laquelle, entre parenthèses, a surpris plus d’un et même en France car la visite du président Tebboune dans ce pays est prévue pour le 17 septembre, ce qui veut dire qu’elle se ferait dix jours plus tard. Ce serait étonnant que ce soit le cas. De ce fait il n’est pas exclu qu’il y ait un énième report à condition toutefois qu’Abdelmadjid Tebboune brise le silence en annonçant sa représentation à la magistrature suprême. Tout ce temps qui nous sépare de cette élection présidentielle sera marqué par un réveil sans précédent de la vie politique qui était jusqu’ici en hibernation. On sonnera le rappel des ténors politiques dont chacun d’eux ira de son crédo. Qui sont donc ces leaders potentiels qui feront entendre leurs voix? Le plus connu d’entre eux est Mokri du MSP. Les Algériens le connaissent et certains l‘apprécient même si en face d’un Tebboune si ce dernier se présente il ne fera pas le poids. Quels sont les autres candidats potentiels: Le premier secrétaire du FFS dont à part les militants de son parti la majorité des citoyens ignore jusqu’à son nom? Idem du secrétaire général du FLN et celui du RND. Il y aura par contre et toujours Bengrina dont les Algériens ont retenu le nom et parce qu’ il faut le reconnaitre c’est un des rares chefs de parti qui intervient régulièrement sur tous les sujets et particulièrement à propos du Maroc et de Ghaza. Tous les autres sont des routiers et des rentiers de la politique qui affichent leurs noms dans toute élection présidentielle mais qui dépassent rarement les deux ou trois pour cent dans les résultats définitifs. Toujours est-il que le ton est donné. La course ne fait que commencer.
