Quels sont les amis et les ennemis de l’Algérie ? Entre les indéfectibles, les hostiles et les hypocrites l’Algérie reste cette forteresse inexpugnable

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L’Algérie, c’est sur, compte de nombreux pays amis partout dans le monde. Elle a aussi de nombreux ennemis, quelques uns sont connus car ne cachant pas leur hostilité, d’autres, sous couvert, de bonnes relations espèrent l’effondrement de l’Etat algérien afin de leur permettre d’agir à leur guise. Enfin il y a les hypocrites, ceux qui prônent la fraternité mais pensent tout le contraire.

Parmi les pays dont l’amitié avec notre pays est sincère car datant de plusieurs années et même avant l’indépendance on compte la Russie , la Chine , le Viet Nam , l’Indonésie, la Serbie ( qui faisait partie de la Yougoslavie de Tito)  mais aussi l’Italie qui avait adopté une position tranchée avec ses confrères de l’Europe de l’ouest qui hésitaient à se prononcer sur la justesse du combat pour l’indépendance du peuple algérien. Ceci   en ce qui concerne les liens historiques qui remontent comme nous l’avons signalé d’avant l’indépendance. Après l’indépendance et  l’orientation progressiste de la politique algérienne qui avait choisi le socialisme et le soutien à toutes les luttes révolutionnaires des peuples pour l’acquisition de leur liberté et la maitrise de leur destinée, une majorité de pays africains du nord au sud du continent applaudissait à tout ce que proposait l’Algérie. Cette Algérie dont la capitale Alger était désignée comme étant la Mecque des mouvements révolutionnaires subjuguait également  des pays du continent  américain de culture latine comme Cuba et tous ces pays qui combattaient l’impérialisme américain. L’audience qu’avait l’Algérie au sein de l’ONU lui valut d’autres amitiés et de soutiens à travers le monde, hors celui d’obédience américaine.  Nous parlons jusqu’ici des indéfectibles mais il y a aussi des pays hostiles et le premier d’entre eux  était le Maroc, lequel  quelques mois après la proclamation de notre indépendance voulut s’approprier de Tindouf et de sa région. Il eut à faire face à une résistance inouïe du peuple algérien, lequel du plus lointain des villages de cet immense pays mobilisa des dizaines de milliers d’hommes à combattre l’ennemi marocain. On appela à l’époque cette guerre qui dura quelques semaines, la guerre des sables et qui fit reculer les troupes marocaines derrières  leur frontière. Cette hostilité de ce voisin de l’ouest  qui n’avait pas digéré sa défaite de 1963  allait se régénérer en 1975 lorsque le même roi qui avait voulu prendre Tindouf cette année citée plus haut, en l’occurrence Hassan Deux, entreprit d’annexer le Sahara occidental qui venait à peine d’être libéré par l’Espagne qui s’était débarrassée des vestiges du Franquisme. L’Algérie dirigée par Houari Boumediene dit non à cette annexion et porta le dossier de ce territoire injustement spolié devant l’ONU et toute instance internationale. Cette réplique algérienne sonna le début de la détérioration des relations entre les deux pays jusqu’à ce jour où elle s’aggrave de plus en plus. L’autre ennemi déclaré de l’Algérie est bien sur le régime sioniste d’Israël. A une époque, pas si lointaine que cela il était  considéré comme l’ennemi numéro un de l’ensemble du monde arabe auquel il se confronta en 1948, en 1967 et en 1973. L’Algérie, bien qu’éloignée de la zone de guerre  avait par solidarité participé aux combats en 1967 et en 1973. Après les accords de Camp David  et la reconnaissance par l’Egypte du sionisme en Palestine suivie quelque temps après de la Jordanie du roi Hussein, le flambeau de la lutte contre le sionisme est alors hissé par l’Algérie qui le porta bien haut et le porte encore et toujours  actuellement, suscitant une haine incommensurable du régime sioniste contre l’Algérie.  Les accords dits d’Abraham proposés par Trump aux pays arabes consistant à reconnaitre le régime hébreu moyennant des concessions a vite séduit le Maroc qui n’hésita pas une seconde à adhérer à cette trahison que partagent d’ailleurs les Emirats arabes Unis, Bahreïn et le Soudan. C’est pourtant le Maroc qui intéresse au premier plan l’Etat juif lequel, comptant sur sa complicité et coopération veut déstabiliser notre pays par tous les moyens et il compte en cela sur l’appui du roi Mohamed VI, lequel est aussi soutenu dans sa politique de marocanisation du Sahara occidental  par toutes les monarchies du golfe sans exception. Or ces monarchies se déclarent amis et frères de l’Algérie. Les déclarations faites par ces souverains en coulisses à propos de notre pays sont le contraire de celles proférées devant les responsables algériens qui leur rendent visite. Il y a aussi le fait que la position algérienne concernant le droit légitime des palestiniens à avoir un Etat souverain et indépendant dans les territoires sous occupation depuis 1967  avec pour capitale Jérusalem –Est ne sont pas tellement appréciés par ces régimes arabes qui ont établi des relations diplomatiques avec le régime sioniste et d’autres qui s’apprêtent à le faire. Sur ces questions relatives au Sahara occidental et à la Palestine, l’Algérie reste cette forteresse inexpugnable que ses ennemis ouvertement déclarés ou se cachant derrière des simulacres n’arrivent pas à entailler la moindre brèche.                        

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