Stellantis orchestre une convention sur la sous-traitance à Oran: Un pas décisif pour l’industrie automobile en Algérie

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Le Groupe Stellantis prévoit d’organiser les 15 et 16 avril prochains une convention sur la sous-traitance à Oran.

Cette initiative fait suite au forum tenu à Turin le 29 mai 2023 par l’ambassade d’Algérie en Italie, axé sur les perspectives de développement de l’industrie automobile en Algérie, dans le but d’encourager les équipementiers italiens à investir dans le pays après l’engagement de Stellantis, auquel Fiat appartient. Ainsi, en partenariat avec l’Association Nationale de la Filière de l’Industrie Automobile Italienne (Anfia) et Stellantis, ce forum a rassemblé une centaine d’acteurs économiques et institutionnels algériens et italiens de la filière des composants automobiles. Les autorités algériennes et les responsables de Stellantis ont sensibilisé les équipementiers italiens à s’installer en Algérie, mettant en avant les avantages du pays dans divers domaines tels que l’énergie, le coût et la qualification de la main-d’œuvre, ainsi que son emplacement stratégique en Afrique et par rapport à l’Europe, ainsi que les nouvelles règles en matière d’investissements et de finances. Suite à l’annonce de la convention internationale sur la sous-traitance organisée par Stellantis, une dizaine d’opérateurs italiens ont déjà confirmé leur participation à Oran. Le nouveau cahier des charges régissant la fabrication automobile en Algérie a impulsé une nouvelle dynamique pour l’industrie automobile algérienne, visant à la développer sur des bases solides et cohérentes avec les évolutions actuelles. Depuis le début de l’assemblage des véhicules le 11 décembre 2023, l’usine Fiat a déjà identifié une vingtaine de fournisseurs locaux, dont la moitié a été homologuée pour fournir des composants tels que des pneumatiques, des batteries, des faisceaux électriques et des pièces d’injection. Cependant, cette démarche ne suffit pas à atteindre le niveau d’intégration requis par le cahier des charges (35%) et à fabriquer des véhicules compétitifs sur le plan tarifaire à l’échelle internationale. En effet, les autorités algériennes exigent également que l’usine se tourne vers l’exportation à partir de la cinquième année.

Par Kheireddine Boukhalfa

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