La délégation nationale à la sécurité routière (DNSR) a proposé de renforcer les sanctions contre les contrevenants aux mesures de sécurité routière dans le cadre du nouveau code de la route qui devrait bientôt être présenté au Parlement.
En effet, le responsable de la DNSR, Ahmed Nait El Hocine, a révélé les propositions qu’il aurait faites dans le cadre du nouveau code de la route, et qui comprennent un durcissement des sanctions pour changer le comportement des usagers de la route, notamment en ce qui concerne les manœuvres dangereuses mettant en danger la vie des usagers de la route, ainsi que des mesures pour améliorer la capacité de constatation des accidents de la route et des infractions, en autorisant la surveillance automatique de ces dernières par vidéo via le recours au système national de caméras disponible dans la capitale Alger et certaines wilayas. Dans ce contexte, il a souligné que cette mesure n’est pas autorisée dans le code de la route actuellement en vigueur, où la présence d’un élément humain est nécessaire pour surveiller et enregistrer les infractions. Par ailleurs, Nait El Hocine a déclaré que ses services envisagent de revoir le système de formation et les conditions d’obtention du permis de conduire, notant qu’il s’agit d’un « vaste chantier » visant à modifier les conditions et les modalités des examens, en particulier leur aspect théorique, faisant référence aux examens oraux ou ce que l’on appelle le « code ». Il a également indiqué qu’après la publication du plan national d’éducation, des mesures seront prises avec les partenaires pour parvenir à la numérisation du système d’information sur les examens théoriques du permis de conduire via le « multimédia ». Ce dernier sera complètement numérique et automatisé. En outre, il a expliqué que le « programme multimédia des examens oraux » ou ce « système automatisé » évalue le candidat en fonction des réponses qu’il fournit, estimant que les examens du permis de conduire seront plus transparents et efficaces, éliminant ainsi le favoritisme et la partialité. À cet égard, il a évoqué l’établissement de nouvelles conditions pour améliorer le niveau d’éducation, incitant les auto-écoles à redoubler d’efforts pour la réussite de leurs candidats. Pour rappel, le taux quotidien de décès sur les routes pendant le mois de Ramadan est estimé à sept personnes, en raison de multiples facteurs qui exacerbent la violence routière, tels que les changements dans les déplacements des citoyens, la fatigue, la conduite imprudente et l’excès de vitesse.
Par Kheireddine Boukhalfa
