Après plusieurs mois d’attente, le premier restaurant KFC a ouvert ses portes ce dimanche en Algérie, et plus précisément dans le quartier de Déli Brahim à Alger. Mais comme il fallait s’y attendre cette ouverture ne s’est pas faite sans heurts.
En effet, la chaîne américaine de restauration KFC (Kentucky Fried Chicken), franchisée au libanais Azadea dans la région Maghreb/Moyen-Orient, a annoncé l’année passée son entrée sur le marché algérien. Le premier établissement devait être situé au centre commercial Garden City de Cheraga à Alger. Toutefois, l’ouverture de ce fameux restaurant avait patiné pendant plusieurs. Initialement prévu pour octobre 2023, l’ouverture a été décalée à janvier 2024 avant d’être retardé encore une fois pour l’été 2024. Il aura donc fallu attendre le 14 avril pour que cette enseigne ouvre ses portes et c’est plutôt du coté de Déli Brahim au lieu du centre commercial Garden City de CHéraga. Toutefois, l’arrivée de KFC en Algérie, bien qu’attendue avec impatience par de nombreux amateurs de poulet frit, a également suscité des manifestations et des appels au boycott sur les réseaux sociaux. La controverse découle du soutien présumé de l’enseigne à l’État sioniste, dans un contexte de tensions géopolitiques liées à l’agression sioniste contre le peuple palestinien. D’ailleurs, dès les premières heures d’ouverture, des manifestants arborant des drapeaux palestiniens et scandant des slogans de soutien à la Palestine se sont rassemblés devant le restaurant, brandissant des pancartes avec le slogan « Boycott KFC »Le hashtag #BoycottKFC a rapidement dominé les tendances, amplifiant les messages de colère et de déception des internautes algériens sur différentes plateformes. Confronté à ce dilemme – comment concilier son implantation sur un marché aussi sensible que l’Algérie avec ses valeurs et ses intérêts économiques – le restaurant KFC a réagi aux manifestations en affirmant, via une story publiée sur son compte Instagram, qu’il ne soutenait pas l’état sioniste. Mais meme avec cette story, le restaurant peine à convaincre puisque les appels au boycott se sont intensifiés.
