Le Conseil de sécurité de l’ONU L’anomalie de l’ONU

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A quoi sert  l’organisation des nations unies si les résolutions de la très grande majorité de ses membres relèvent uniquement de la symbolique. Et ce conseil de sécurité! Parlons-en justement! A quoi sert-il s’il est constamment soumis à un véto d’un des cinq membres permanents qui le composent. Les membres non permanents, quant à eux, ne font que de la figuration.

En réalité tant qu’existera dans sa forme actuelle l’organisation des nations unies toutes les résolutions animées de bonnes intentions ne seront jamais votées ni à fortiori appliquées. Cette ONU  née au lendemain même de la seconde guerre mondiale est le fruit d’une réflexion des vainqueurs du nazisme et de l’empire du soleil levant (Japon). Pour ces vainqueurs du troisième  Reich il faudra éviter dans l’avenir une catastrophe planétaire de ce genre qui a provoqué la mort de 50 millions d’êtres humains et qui a causé des destructions dont le montant de l’époque a été estimé à mille milliards de dollars. L’idée semblait bonne pour les membres fondateurs de cette organisation mondiale qui ne devait absolument pas ressembler à cette Société des Nations (SDN)  née au lendemain de la première guerre mondiale et morte de sa belle mort à cause de ses échecs permanents. D’où cette idée d’instituer un organe de surveillance qui devait être aux mains des seules puissances qui mirent fin à la guerre, à savoir  les Etats-Unis, l’URSS et le Royaume-Uni. Sur insistance des Etats-Unis on accepta un quatrième membre, la Chine mais pas n’importe quelle Chine, celle de Chankaitchek le nationaliste (celle de Mao interviendra au cours de la décennie soixante dix). Un cinquième membre fut requis par le Royaume-Uni, la France, pays qui n’a jamais été considéré comme un pays vainqueur du nazisme puisqu’elle était occupée durant quatre ans et avait même collaboré avec l’occupant nazi. C’est sur insistance de Churchill auprès des américains que la France dite libre dirigée à l’époque par un certain Charles  de Gaule avait été acceptée sur le bout des lèvres par les Etats-Unis et l’URSS. Ainsi le conseil de sécurité, cet organisme censé prévenir toute guerre aux dimensions planétaire comptait cinq membres permanents dont chacun d’eux disposait d’un droit de véto, lequel pouvait s’opposer à toute résolution qu’il estimait dangereuse pour le monde. En fait cette opposition ne servait qu’à défendre les propres intérêts du pays membre qui opposait son véto. La démonstration de ce verrouillage de l’ONU par cette instance nous est aussitôt fournie par la fin de la période de grâce qui existait entre les pays se disant appartenir au monde libre et l’URSS. La division du monde en deux blocs et le début d’une guerre froide qui va durer plus de cinquante ans allait faire du Conseil de sécurité de l’ONU l’instrument le plus nocif et le plus dévastateur de l’ONU. Toutes les résolutions prises par l’Assemblée générale ou les membres non permanents du conseil de sécurité sont remises constamment en cause par l’un des cinq membres permanents de cette instance. La question qu’on se pose est la suivante: Faut-il se résigner à être impuissant quitte à devenir  une simple marionnette? Ou faut -il que les presque deux cent membres qui composent l’ONU  émettent  un ultimatum dans lequel ils exigent une réforme profonde de l’ONU  faute de quoi ils quitteraient celle-ci en la faisant mourir par lassitude de ne rien faire en devenant une  coquille vide.

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