Election présidentielle: Tebboune insiste pour qu’elle soit représentative

0
97

En recevant les principaux leaders de partis politiques à El Mouradia le président Tebboune a particulièrement insisté sur une large représentation de leurs candidats à l’élection présidentielle de septembre. Le chef de l’Etat a émis le vœu que cette élection soit plurielle et qu’elle engage un débat d’idées. Le temps de la confrontation politique est bienvenu et il est sain que les citoyens s’impliquent à travers les échanges d’idées.

Le ton est donc donné et cette invitation du président de la république à sortir de l’ombre vers la lumière n’est pas vaine. Le chef de l’Etat qui se représentera certainement pour un second mandat car sa mission n’est pas totalement achevée ne veut pourtant pas que sa candidature à ce deuxième mandat soit une réplique de ceux qu’on avait connus entre 1999 et 2019. Le président de la république a fait comprendre aux chefs de partis qu’il a reçus dernièrement qu’il n’avait pas besoin d’un alignement de circonstance à son éventuelle participation. En clair le président a laissé entendre à ces chefs de partis que s’ils avaient un candidat sérieux auquel ils pensent avoir une chance d’être écouté par les citoyens, lesquels pourraient voter pour lui il n’y a aucune raison de l’écarter. Même si le président sait au fond de lui qu’il serait réélu avec une majorité des voix plus que confortable il encourage un futur président de la république qui sera élu en 2029 car le président sortant Abdelmadjid Tebboune aura terminé sa mission constitutionnelle, n’ayant plus le droit de postuler pour un troisième mandat.  Le chef de l’Etat qui a à cœur l’Algérie est en train de préparer les esprits à un changement qui interviendra tôt ou tard. Les Algériens devront se préparer dès maintenant à revoir leur copie du leadership politique. Ils ont rompu avec le zaimisme en dégageant du pouvoir qu’il avait occupé pendant vingt ans  le dernier des zaims connus, à savoir le président défunt Abdelaziz Bouteflika et en choisissant à sa place un candidat qui n’a jamais fait partie de cette famille révolutionnaire sacralisée qui a dirigé le pays pendant 57 ans, un candidat qui avait neuf ans lorsqu’éclata la révolution de novembre et dix sept ans lors de l’accession à l’indépendance. Ce candidat on l’a compris c’est Abdelmadjid Tebboune, un algérien imbu de son algérianité, nationaliste mais certainement pas chauvin au point de croire à une improbable invincibilité d’un nationalisme idéologiquement orienté comme cela fut le cas dans les régimes politiques précédents. Ce patriote qui a accepté de prendre en main la destinée de son pays au sortir d’une crise sans précédent qui fit sortir par millions le peuple dans les rues des villes d’Algérie a compris qu’il faut impérativement changer les mentalités à travers une accession très poussée à une modernité étroitement liée à un développement technologique non restrictif pour pouvoir se libérer de toute contrainte idéologique laquelle n’a fait jusqu’ici que freiner la capacité des ressources humaines du pays à voir plus loin que le présent. Le pari est en marche et cette élection présidentielle lui en fournit l’occasion car elle permettra pour la première fois de sortir des sentiers battus. Qu’Il  y ait parmi les futurs candidats à cette élection de septembre prochain des personnalités déjà connus du public algérien comme  Mokri, Louisa Hanoune , Bengrina ou Belaid cela ne gène en rien la compétition et surtout cela ne doit pas freiner les ambitions de jeunes inconnus qui se lanceront dans la bataille électorale, non pas pour espérer de devenir président car cela ne se produira pas mais pour se préparer pour l’avenir autrement dit à partir de 2029 et s’ils sont suffisamment jeunes ils y arriveront. Après tout un certain Houari Boumediene avait accédé au pouvoir à l’âge de 32 ans certes les conditions n’étaient pas du tout les mêmes mais la jeunesse ça compte quoiqu’on en dise !

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici