Importantes annonces du président à Khenchela:Le Code communal et celui de la wilaya y figurent

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Lors de sa visite dans la wilaya de Khenchela le président de la république a inauguré plusieurs projets infrastructurels devant faciliter le développement de cette wilaya qui accuse un retard non négligeable par rapport à sa voisine Batna, une wilaya en plein essor. Dans la foulée le chef de l’Etat a annoncé d’importantes réformes concernant un découpage administratif et surtout la révision profonde du code communal et celui de la wilaya.

Cette réforme figurera sans aucun doute dans le programme électoral que présentera le candidat Tebboune aux citoyens. Une telle réforme figurait en filigrane dans le premier programme du président présenté en 2019. Au cours du premier mandat présidentiel qui s’achèvera dans trois mois cette réforme des instances locales présentées comme des bases clés du développement national n’était pas encore prête.  Il y avait des choix à faire et des priorités à établir comme l’amendement profond de la constitution  et les élections législatives. Les élections locales qui eurent lieu tout de suite après étaient calquées sur le même modèle de fonctionnement que celui d’avant. Il fallait y aller car le mandat des élus locaux arrivait à sa fin. Entre temps le président de la république a demandé que l’on réfléchisse sérieusement à un autre modèle de fonctionnement des communes et des wilayas. Des équipes de travail se sont aussitôt mises sur pied et ont commencé à explorer différents types de fonctionnement des mairies et des préfectures à travers le monde. Il semble que le modèle occidental soit le mieux adapté à l’Algérie, d’une part parce que le pays qui a connu la colonisation française durant plus d’un siècle connaissait parfaitement le fonctionnement des municipalités et le rôle du maire, une personnalité connue et appréciée par les électeurs de ces municipalités. Après l’indépendance et avec les changements que celle–ci a induit, notamment à travers  un bouleversement radical du mode de fonctionnement des institutions incluant les collectivités territoriales qui donnèrent la préférence au collectif au détriment de l’individuel avec l’introduction d’une nouvelle approche dans la manière de gérer la commune et le département qui deviendra wilaya. Ainsi la fonction de Maire, qui jusqu’ici avait  de larges prérogatives s’estompa en faveur d’une assemblée d’élus dont le président était désigné en interne par les élus de cette assemblée. Idem pour le département, autrefois appelé préfecture qui devint une assemblée élue désignant comme pour la commune son président en interne. Par contre et c’est important de le souligner le préfet devenu wali devient le chef de l’exécutif et cet exécutif comprend la commune et la wilaya. Autrement dit l’APC et l’APW ne sont que partiellement représentatives. En réalité le pouvoir de décision, autrement dit le dernier mot, revient au wali. Les présidents d’APC et d’APW  ne peuvent pas bouger ne serait –ce que le petit doigt sans avoir au préalable obtenu l’accord du wali. Ce modelage des institutions locales mis en place au cours de la décennie 70  par le pouvoir en place , lequel  avait fait le choix  idéologique et politique du socialisme dominé par  un parti unique . En fait cette représentation locale n’avait rien de démocratique. C’était de la poudre aux yeux. En réalité c’était le parti unique qui décidait et  qui dirigeait le parti ? Le président de la république bien sur car il était en même temps le secrétaire général du parti. C’était point par point le modèle des pays arabes se réclamant du parti Baath qui existait à l’époque en Irak  de Saddam Hussein et jusqu’à ce jour en Syrie de Bachar El Assad, autant dire qu’on était aux antipodes d’un modèle démocratique issu de la volonté populaire. Après les changements constitutionnels intervenus en 1989 qui introduisirent le pluralisme politique et mirent fin à l’existence du parti unique le code communal et celui de wilaya n’a  pourtant pas changé dans la manière de gérer la commune ou la wilaya  sauf qu’au lieu d’un parti unique il y en avait plusieurs qui devaient bon gré mal gré coexister. En fait le maitre du jeu reste toujours le wali.  Ces assemblées élues selon le principe des listes  continuent  malgré tout de faire de la figuration et n’exercent en réalité aucun pouvoir. C’est ce que veut  absolument changer Abdelmadjid Tebboune qui veut restaurer l’autorité du maire dirigeant une équipe restreinte néanmoins  contrôlée démocratiquement par une assemblée plurielle d’élus où le vote majoritaire sera consacré définitivement. Quant  au  maire, celui-ci  doit être  élu nominalement. Ce ne sera plus une tête de liste comme c’est le cas aujourd’hui. Ce sera vraisemblablement  un maire qui engagera sa personne et celle de son équipe et qui ne répondra de son action qu’à travers ses électeurs. Il en ira sans doute de même en ce qui concerne la collectivité  de wilaya. En fait qu’il s’agisse d’indépendants qui se présentent aux élections locales ou ceux chapeautés par un parti ou une coalition de partis le principe de la sacro sainte collégialité ne pèsera plus dans l’avenir pour gérer les circonscriptions territoriales qui deviendront autonomes. Le wali deviendra alors ce simple préfet, représentant de l’Etat central  qui veillera uniquement à la sécurité et la défense des intérêts des citoyens résidant dans sa circonscription. Est-ce que c’est de cela dont il sera question ? On le saura sans doute dans le courant de l’année prochaine après évaluation de toutes les options. Une chose est néanmoins  sûre, le dossier de la réforme du code communal et de la wilaya font partie des préoccupations importantes et urgentes du président Tebboune.

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