Depuis une année l’Algérie intéresse au plus haut point les pays économiquement forts. Grace au déverrouillage législatif et juridique obtenu sur instructions du président Tebboune, pour lequel le tabou concernant la priorité nationale avec pour conséquence l’interdiction pour tout investisseur étranger d’être associé à part entière et pas du tout majoritaire devait disparaitre de la législation algérienne touchant l’économie.
Ce verrou sauté l’éclaircie est vite apparue dégageant un ciel obscurci par des règles désastreuses qui avaient provoqué un repli sur soi même qui fit perdre à l’Algérie un temps précieux. Depuis cet assouplissement sans précédent dans l’histoire de l’Algérie indépendante suivi de la politique initiée par le président qui est celle du marketing politique si on considère ses déplacements en Italie, au Qatar, en Russie et en Chine et bientôt celui qu’il effectuera en France en automne prochain. Il y a aussi l’insigne honneur qu’il accorde à chaque visite de ministres de pays avec lesquels l’Algérie compte ou bien relancer un partenariat économique quelque peu mis en veilleuse ou carrément en initier d’autres prometteurs avec des pays comme l’Italie le Portugal, la Pologne, la Hongrie et dernièrement la Slovénie. Cette politique d’ouverture sans limite est néanmoins conditionnée par un principe celui du gagnant –gagnant. Autrement dit on signifie au partenaire quel que soit son statut qu’il peut faire des profits et les rapatrier à sa guise à la condition de créer des emplois, de payer ses impôts selon la règlementation financière du pays qui ne fait aucune différence entre un opérateur local et un opérateur étranger et de permettre dans le cas d’une décision de départ la cession des biens et équipements une cession de ceux–ci à un repreneur local ou étranger selon l’estimation faite par un tribunal de commerce algérien. Il semble que de telles conditions qui ne sont nullement contraignantes, loin s’en faut conviennent à ces investisseurs venant de divers pays. Prenons l’exemple de deux pays: La Turquie et le Qatar. Très tôt ces deux pays du proche orient se sont engouffrés dans le schéma industriel qui ne se portait pas si bien. Des promoteurs visionnaires ont vite saisi l’importance que l’Algérie offre dans le domaine des ressources minières, en infrastructure environnante et en personnel qualifié. Ainsi Tosyali a été créée en un temps record et grâce au management inventif de ses dirigeants. Cette usine sidérurgique sut réaliser des prouesses dans le domaine de la production des métaux ferreux. Non seulement elle put amortir en un temps relativement court les capitaux injectés que cet associé à hauteur de 50% avec des entreprises algériennes mais elle réalisa des profits qui ne cessent d’augmenter. Il en va de même avec le Qatar ou des investisseurs de cette principauté du golfe ont compris que l’Algérie est le meilleur terrain d’investissements prometteurs qui permettra au Qatar, associé à l’Algérie de dépasser le cadre d’un pays mono producteur de gaz pour devenir un pays industriel capable de peser autrement que la rente gazière dans l’économie mondiale. Les succès réalisés par des investisseurs étrangers en Algérie font aujourd’hui parler d’eux. Ainsi des pays asiatiques dont la technologie est la plus avancée du monde que sont le Japon et la Corée du sud lorgnent très sérieusement vers l’Algérie dont ils perçoivent aujourd’hui l’importance surtout que ce grand pays grâce à ces infrastructures routières et portuaires va devenir à l’horizon 2027 l’accès le plus rapide et le moins couteux vers le continent africain. Par ailleurs entre 2023 et 2024 l’Algérie a exporté en produits hors hydrocarbures le centuple de ce qu’elle avait exporté en cinquante ans. Cette prouesse économique est aujourd’hui saluée sans complaisance par les institutions financières mondiales.
