Epreuves du BAC Pourquoi persister à couper la connexion internet ?

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Tôt dans la matinée et jusqu’à dix heures la connexion internet est coupée puis rétablie pour être à nouveau interrompue à 13 heures jusqu’à pratiquement seize heures. C’est devenu une habitude qui perdure et qui commence à énerver les gens surtout  ceux qui travaillent  dans la sphère économique. Pourtant les élèves passant leur examen du bac sont systématiquement fouillés à l’entrée de la classe où se déroule l’épreuve. Si on surprend quelqu’un utilisant son téléphone portable, il est aussitôt exclu des épreuves suivantes en attendant son sort qui sera examiné plus tard par la justice.

Alors qu’est –ce qui motive de telles interruptions? Le manque de confiance bien sûr! Mais envers qui? Bien sûr ce sont surtout les candidats pris sur le vif ou s’apprêtant à frauder qui sont les premiers à être en tête de liste des coupables. Cependant si les soupons et  on  ne le dit pas car cela fait désordre, iraient vers  des complicités dans la surveillance des salles d’examen et peut être même en amont quand les élèves entraient dans le collège ou le lycée où ils ont été choisis pour passer leurs épreuves. Ce n’est pas une vue de l’esprit ou un canular comme on aime à le faire croire. D’anciens candidats aux épreuves du bac qui ont réussi cet important examen ne s’embarrassent pas à raconter leurs « prouesses » en donnant tous les détails de ce qu’ils ont fait pour passer l’épreuve ou plusieurs, sinon l’ensemble, avec brio. Cela pourrait arriver avec la complicité d’un surveillant que l’on connaitrait personnellement ou sur recommandation d’un proche, d’un ami ou d’un camarade. Ce dernier fermerait les yeux sur ce qui se passe en classe. Alors oui !  Dans de telles conditions la coupure d’internet est justifiée durant les heures où on passe les épreuves et cela durera pendant les cinq jours des épreuves du bac. Cependant sans aller jusqu’à priver de larges pans de la société de l’usage d’internet il y a aujourd’hui les moyens de traquer les fraudeurs qui obtiennent des réponses par le biais de leurs portables. Il ne faut plus attendre en les prenant la main dans le sac mais en rendant caduques les réponses apportés par le fraudeur. Dans les pays développés et émergents on a réussi  grâce à un algorithme  que notre ministère de l’éducation peut acquérir à reconnaitre toute réponse émise par le biais d’une connexion internet. Des recoupements intelligents permettent aujourd’hui de débusquer les réponses toutes faites fournies par le web et qui se ressemblent toutes. L’algorithme en question est en mesure de savoir si la réponse est personnifiée et dans ce cas elle est valable ou si celle –ci  est le fruit d’une  consultation internet qui fournit des réponses standard. Dans les salles de correction d’épreuves des pays développés et émergents on utilise sans réserve un tel algorithme et on débusque facilement les fraudeurs en les sanctionnant non pas en les excluant du système scolaire ou en les faisant passer en justice mais en leur donnant tout simplement la note qu’ils méritent, c’est à dire, zéro, qui est une note éliminatoire qui forcera le fraudeur  à abandonner son subterfuge pour réviser sérieusement l’année prochaine et s’il travaille sérieusement il aura alors une deuxième chance et peut-être obtiendra t-il ce fameux diplôme  sans recourir à l’esbroufe. Il y a un sérieux travail de réflexion à entamer dès à présent dans cette Algérie nouvelle qui s’ouvre au monde. On ne peut raisonnablement pas continuer à gérer l’examen du baccalauréat comme on l’a toujours fait jusqu’à maintenant. Il est grand temps d’innover le système éducatif en l’ouvrant à ce qui se fait mieux dans le monde.

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