Présidentielle du 7 septembre :Trois candidates en lice !

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Louisa Hanoune, Zoubida Assoul, Saida Neghza, Trois femmes qui font parler d’elles, deux cheffes de partis politiques et une présidente de confédération patronale, voilà un des grands aspects de cette Algérie nouvelle qui est en train de voir le jour. Certes les mentalités ne sont pas encore au diapason, car on imagine mal aujourd’hui une majorité d’électeurs et d’électrices voter pour une femme présidente de la république. Cela viendra, peut -être en 2029, en 2034 ou en 2039 ?

Toujours est–il que ces annonces de candidates à une élection présidentielle cela donne du baume au cœur. En effet quelque chose a changé dans notre pays. La femme qui représente aujourd’hui plus de la moitié de la population est partout. Elle occupe des fonctions jusqu’ici occupées uniquement par les hommes. Il y a aujourd’hui, indépendamment de la fonction ministérielle que la dernière présidence de la république a introduit des femmes walis, des magistrates, des directrices d’administrations centrales et surtout des cheffes d’entreprises et femmes d’affaires sans oublier des députées et des sénatrices. Incontestablement la femme algérienne est partout et cela évoluera davantage au cours des prochaines années. Présentée par une propagande insidieuse comme une femme soumise et ne disposant pas de droits la femme algérienne fait aujourd’hui la démonstration du contraire. On a toujours chanté les louanges de la femme tunisienne comme étant la plus évoluée du monde arabe mais la réalité n’y est pas  du point de vue du nombre. Les Algériennes sont plus libres et plus volontaristes que leurs consœurs tunisiennes qui ont le verbe haut mais qui n’agissent pas. L’Algérienne ne claironne pas et évite toute fanfaronnade mais dans l’action elle est efficace. Ces candidatures féminines au nombre de trois se présentant à l’élection présidentielle du 7 septembre prochain étonnent déjà notre voisin de l’ouest qui est  pris de court lui  qui se présente comme un chantre de la démocratie. En réalité il en est le fossoyeur car il est inconcevable pour un marocain qu’une femme soit nommée premier ministre. En fait dans ce pays toutes les fonctions importantes sont occupées par les hommes. Il en est de même dans pratiquement tous les pays arabes où il y a aujourd’hui une régression de la femme à tous les niveaux. En politique par exemple certains pays comme le Liban, pays qui a toujours été à la pointe du combat pour l’égalité des sexes s’est effacé. En Egypte la période phare de Nasser qui fit de la femme égyptienne la porte voix du progrès social s’est estompée ,petit à petit avec l’irruption dans la société égyptienne des frères musulmans qui ne reconnaissent pas à la femme un statut d’égalité avec les hommes. Chez nous l’islamisme politique qui a courtisé à outrance les femmes s’est piégé dans sa stratégie d’entrisme en politique à travers la femme. Actuellement les «sœurs» comme on les appelle ne se sentent pas soumises et veulent avoir une part du gâteau. En fait elles ont arraché cette part de gâteau, de plus en plus épaisse car il apparait de plus en plus que la femme algérienne habillée en djelbab , djellaba ,  portant hidjab ou ayant les cheveux au vent  devient de plus en plus gourmande en politique , en affaires et en sa qualité de maitresse de maison dont elle entend exercer la responsabilité entière. Alors comment dès lors s’étonner qu’en 2024  que trois femmes aient affiché des ambitions les plus élevées ?

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