Si après le 7 juillet le parti d’extrême droite, raciste et xénophobe envers particulièrement les Algériens obtient les rennes du gouvernement avec à sa tête Jordan Bardella, Eric Cioti à l’intérieur et Xavier Driencourt aux affaires étrangères, Alger réagira comme il se doit à toute mesure de rétorsion contre l’Algérie et cela pourrait même déboucher sur la rupture des relations diplomatiques.
On n’irait sans doute pas jusque là car il y a toujours Macron à la tète de l’Etat français et ce disant il a l’autorité exclusive dans deux domaines le commandement des forces armées et les affaires extérieures de la France. Considérant cela même si Xavier Driencourt est choisi par Bardella pour mener les affaires étrangères , Macron ,connaissant l’animosité de cet ancien ambassadeur de France en Algérie envers l’Etat algérien, refusera une telle nomination qui risque d‘envenimer au plus haut point les relations franco-algériennes, or Emmanuel Macron tient à ce que les relations entre les deux pays restent à un niveau stable , d’autant qu’il éprouve une sincère amitié envers Abdelmadjid Tebboune , lequel n’a pas envie d’embarrasser un président qui a toujours eu un regard propre, dénué de toute arrière pensée colonialiste envers l’Algérie. Même si à l’issue d’un bras de fer entre Macron et Bardella Xavier Driencourt ou quelqu’un d’autre éprouvant de l’animosité envers l’Algérie serait quand même nommé, les décisions prises par ce dernier ne passeront pas car c’est Macron qui a le dernier mot. Ainsi en ce qui concerne la question du Sahara occidental les ténors de la droite alliée au RN préconisent un soutien au Maroc épousant la thèse de Rabat, ce qui déclencherait immédiatement la réaction de l’Algérie qui serait identique à celle qu’elle avait prise à l’encontre de l’Espagne, c’est-à-dire la rupture des relations diplomatiques. Emmanuel Macron, conscient de cela n’acceptera jamais une telle compromission et restera fidèle à sa position celle du respect es résolutions de l’ONU concernant le Sahara occidental .On sait par ailleurs que le président français n’éprouve aucune sympathie envers le roi du Maroc. La rupture fatale des relations entre la France et l’Algérie évitée du moins en ce qui concerne le Sahara occidental qu’adviendra t’il des autres domaines où Emmanuel Macron n’a pas la mainmise sur le plan interne comme l’abrogation des accords de 1968 concernant le droit de séjour des Algériens en France, le retour de nos ressortissants sans papiers, le refus de donner des postes dans la fonction publique aux bi nationaux (il s’agit d’Algériens même si on ne le dit pas), la remise en question du droit du sol, la suppression de droits sociaux comme les allocations familiales aux parents d’origine étrangère qui ne surveillent pas le comportement de leurs enfants mineurs et d’autres mesures carrément racistes et xénophobes. Là aussi le président Macron peut intervenir en saisissant le Conseil d’Etat et surtout le Conseil constitutionnel pour la question du refus d’accorder un poste à la fonction publique à des bi nationaux ou celle du droit du sol qui fait partie des fondamentaux de la révolution française de 1789. Ces questions saisies par les deux instances que nous venons de citer débouteront toutes les décisions d’un gouvernement RN et signifieront en droit leur inapplicabilité. Il restera alors au RN et à ses alliés qu’à demander que l’on saisisse sur ces questions les français par référendum. Or on sait que seul le président de la république a cette prérogative, ce qui évidemment ne le fera jamais. Alors le gouvernement de l’extrême droite et de la droite collaborationniste attendra l’élection présidentielle de 2027 où Marine Le Pen se présentera certainement car elle refusera carrément que son poulain d’un moment, en l’occurrence, Jordan Bardella ne soit candidat lui enlevant la vedette ou la possibilité d’être élue comme elle désire ardemment depuis si longtemps. D’ici là beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts de la Seine et les Français comprenant enfin que leur vote apportant la victoire au RN n’aura finalement servi à rien, pire encore il aura davantage appauvri la France et fragilisé sa place en Europe et dans le monde. Avait –on besoin d’arriver à un tel résultat se demanderont enfin les français qui sauront alors qu’ils ont commis une grosse erreur. Le bon sens finira par regagner la place qu’il avait à la veille de ce scrutin des législatives de juin et de juillet 2024. Ces trois années de gouvernance RN signeront à jamais son déclin et à la longue sa mise à mort.