Une Algérie prospère : Le Nord et le Sud enfin réunis

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Qui aurait pensé il y a seulement cinq ans que le Sahara algérien  allait se transformer d’un désert plein de sable en un conglomérat d’espaces cultivables et d’élevage. Cette idée d’un Sahara dont on  ne tire profit que seulement du pétrole et du gaz n’est plus valable depuis que Tebboune est à la tête de l’Etat, révélant un programme agro-alimentaire des plus ambitieux où le Sahara joue un rôle de premier plan.  

Cette Algérie nouvelle dont le président parle souvent sera une Algérie prospère, pleine de ressources n’ignorant aucune région de son immense territoire qui avoisine les 3 millions de kilomètre carrés et qui fait de ce pays le plus grand et le plus vaste du continent africain. Depuis l’indépendance tous les gouvernements ont accordé la priorité aux hydrocarbures, négligeant d’autres aspects pourtant révélateurs de ce qu’on peut aussi faire autre chose en plus de la production du pétrole et du gaz. Ainsi on n’accorda pas d’importance à ce qui se faisait dans certaines oasis comme El Oued ou dans d’autres lieux que le désert ensablé a épargné. Cette pomme de terre couleur dorée, couverte d’une mince pellicule de sable et qui une fois cuite ou frite révèle une saveur qui a fait envier un grand producteur de patates à l’instar de la France , dont un cuisinier étoilé, Michelin, l’ayant goutée a reconnu l’excellence. Quand Tebboune prit la tête  de l’Etat ses premières pensées allaient toujours vers ce grand sud dont lui-même est originaire. Dans chaque conseil des ministres et Dieu sait qu’il y en eut légion il était question de développer toutes ces régions sahariennes superbement ignorées depuis l’indépendance. Pour le chef de l’Etat le pétrole et le gaz ne sauraient être les seules et uniques ressources de ce Sahara. Il sait pour en avoir longuement discuté avec les habitants de ces régions du grand sud algérien qu’il y a d’énormes possibilités dans le domaine agricole dont le sud préservé environnementalement de toutes sortes de pollution provenant de déchets industriels pourrait potentiellement exploiter. D’autant qu’il y a un océan d’eau sous les profondeurs des dunes et dans certains endroits moins insuffisamment ensablés la nappe phréatique est riche en eau. Il suffit d’effectuer des forages adéquats pour voir jaillir une eau certes saumâtre mais traitable selon les analyses effectuées. Donc  faire du Sud un ensemble de périmètres verdoyants et cultivables ne relève plus de la science fiction mais de la réalité. D’ailleurs dans des pays à prédominance désertique comme l’Arabie Saoudite on a résolu ce problème. Ce pays ressemble de plus en plus à cette Arabie heureuse qui existait dans la plus lointaine préhistoire. Ces accords que vient de conclure l’Algérie avec un grand groupe Italien spécialisé dans la culture du blé et des légumes secs et qui vise à cultiver quelques 500 000 hectares de terres ensablées est un projet que nous pouvons qualifier de pharaonique et qui à l’horizon 2030  permettra à l’Algérie de s’auto suffire en blé et d’en exporter le surplus. Tout comme cet accord avec le Qatar qui envisage lui aussi de produire du blé à partir du sol saharien algérien mais aussi de construire une ferme géante de production de lait dont seront bénéficiaire les deux pays . Agriculture, agro-alimentaire et élevage  seront les richesses du grand sud algérien auquel on doit ajouter le tourisme qui intéresse déjà les multinationales du tourisme et enfin et bien sûr toujours  les traditionnels hydrocarbures. Il  y a de fortes chances que ce sud  puisse dépasser, en termes de croissance, le nord, lequel se consacrera quant à lui aux grands projets industriels. Ensemble et réunis le nord et le sud feront de cette Algérie du troisième millénaire et dans la cinquantaine d’années à venir la plus grande et la plus riche puissance économique du continent africain.

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