C’est fait ! Il l’a annoncé. C’est de l’actuel chef de l’Etat dont il est question. Il rempilera pour achever ce qu’il a fait les trois dernières années et c’est une prouesse remarquable. On ne peut pas s’arrêter au milieu du gué, comme il l’a dit aux responsables des médias nationaux avec lesquels il discuta comme il le fait chaque mois.
Bien sûr ce n’est guère une surprise car tout le monde espérait que le président annoncerait sa décision de briguer un deuxième mandat. La vraie motivation du président qui l’ a poussé à se représenter ce n’est pas, comme aiment le croire les chefs de partis politiques, parce qu’ils ont insisté pour qu’il le fasse, sachant bien que leurs avis comptent si peu dans l’opinion publique mais comme il l’a dit aux responsables des médias nationaux qui l’écoutaient avec la plus grande attention c’’est qu’il fallait qu’il s’engage car sa conscience le poussait à le faire pour achever le travail de fondation de cette Algérie nouvelle qu’il a toujours appelée de ses vœux. «Il reste beaucoup à faire» a-t-il précisé , soulignant que le socle sur lequel reposera cette nouvelle Algérie reste encore fragile car il y a encore des résidus de l’ancien système, alliés aux ennemis du pays connus pour certains, restant dans l’ombre pour d’autres qui tenteront de saboter ce qui a été entrepris au cours de ces trois dernières années et cela nous ne le permettrons pas ,souligne le chef de l’Etat qui croit que ce qui a été fait jusqu’ici et ce qui sera fait au cours des cinq années à venir mettra définitivement à l’abri cette nouvelle Algérie qui reposera alors sur des fondations inébranlables. «Le cap que nous visons au cours de ce deuxième mandat , si le peuple veut bien de nous, c’est atteindre l’émergence et figurer parmi les vingt grands pays de ce monde» Ajoutant « un tel objectif est atteignable car les observateurs les plus avisés et parmi eux la Banque mondiale et le FMI dressent depuis deux ans un rapport favorable à l’Algérie » Pour le président le pays possède aujourd’hui des atouts solides comme il ne les a jamais eu auparavant même pas quand les finances étaient des plus florissantes. La stratégie que l’exécutif a adopté a consisté à consolider les grands équilibres structurels, tout en étant ouvert aux partenariats étrangers, ce qui ne se faisait pas dans le passé. L’abandon de ce nationalisme outrancier sur le plan économique qui effrayait tout investisseur étranger a permis de clarifier les choses, mettre de l’ordre dans le domaine économique en se donnant comme priorité la croissance basée sur la rentabilité. C’est ainsi qu’en matière d’importation des produits jusqu’ici importés ne le sont plus car notre production locale a relevé le défi. C’est le cas du ciment par exemple dont nous exportons même le surplus. Par ailleurs la libéralisation des exportations hors hydrocarbures a créé un encouragement extraordinaire chez nos producteurs nationaux qui se sont lancés dans des productions extensives de produits auxquels on imposait des limites pour permettre à une catégorie d’importateurs de continuer leur business dévastateur et préjudiciable à notre économie nationale. Ce sont ces mesures grandes échelle adoptées par l’exécutif qui permettent aujourd’hui à l’Algérie de sortir de l’eau trouble dans laquelle elle était immergée. Les cinq années à venir seront donc déterminantes ; En 2029 la relève politique ,car il y en aura, une sera plus facile.
