Soutien de la France au plan d’autonomie marocain Première réaction de l’Algérie

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 Le soutien sans équivoque exprimé par le Quai D’Orsay au plan d’autonomie marocain concernant le Sahara occidental a fait réagir immédiatement le ministère algérien des affaires étrangères qui a vivement réagi à une telle décision, laquelle selon notre diplomatie est juridiquement non fondée et inappropriée.

Ainsi la France dont on croyait à tort qu’elle restait neutre dans son avis concernant la question sahraouie vient de lever le masque et rejoindre l’Espagne dans son appréciation du dossier sahraoui, lequel figure parmi les dossiers de décolonisation  les plus urgents après la Palestine. C’était aussi une de ces conditions clé permettant la conclusion d’un partenariat renouvelé et sans faille entre les deux pays. Il se trouve qu’après l’annonce d’une telle décision la visite d’Etat en France que compte effectuer le  président Tebboune, s’il est élu,  au cours de l’automne semble compromise. On ne voit pas comment un tel déplacement aussi important serait possible avec un tel pavé jeté dans la mare. Et puis il n’est pas compréhensible que lorsque l’Espagne avait annoncé son soutien au plan d’autonomie marocain du Sahara occidental l’Algérie par la voix de sa plus haute autorité avait exprimé sa consternation suivie aussitôt par une suspension des relations diplomatiques signifiée par le rappel immédiat de l’ambassadeur d’Algérie en Espagne et le gel de toutes les relations économiques conclues avec la péninsule ibérique. L’Algérie ira-t-elle, dans les prochains jours ou les prochaines semaines,  réagir comme elle l’avait fait en son temps avec Madrid ? A moins d’un rééquilibrage nuancé  de cette position laquelle émane rappelons –le  de Stéphane séjourné, qui est précisons –le démissionnaire comme l’ensemble du gouvernement qui ne doit son maintien que juste le temps  de la tenue des jeux olympiques. A  Alger après la première réaction très justifiée et déterminée de notre ministère des affaires étrangères la tendance semble être  plutôt à la temporisation. La preuve il n’y a pas encore d’autre réaction autre que celle du MAE. Attendre et voir serait peut –être la consigne. De toute façon cette déclaration faite par le département dirigé par Stéphane Séjourné, ministre démissionnaire n’a aucune valeur juridique ou institutionnelle car elle n’engage que lui. La seule autorité en la matière qui a aujourd’hui de la valeur est celle du président de la République, en l’occurrence Emmanuel Macron .Or on sait que ce dernier entretient  d’excellents rapports avec Abdelmadjid Tebboune. On l’a constaté au cours de sa rencontre avec lui au cours du G7 en Italie. Il serait fort étonnant qu’une telle maladresse formulée par son ministre des affaires étrangères dont on sait qu’il a des affinités avec les cercles de pouvoir marocains reçoive l’aval du chef de l’Etat français, lequel, par ailleurs éprouve peu de sympathie pour le souverain marocain.  Les jours prochains nous éclaireront certainement sur les suites que l’Algérie entend réserver à cette décision intempestive et annonciatrice d’un désastre relationnel sans précédent entre les deux pays si elle est maintenue.

 

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