L’ONS confirme le maintien d’une inflation en hausse: Tous les produits de consommation concernés

0
64

On la croyait derrière nous cette satanée inflation. Eh bien Non ! Elle reprend de plus belle et elle concerne cette fois –ci tous les produits de consommation. Certes il y a des raisons qui expliquent le maintien et la hausse ces derniers jours d’une augmentation qui érode encore une fois le pouvoir d’achat des citoyens. Les faibles revenus n’en peuvent plus.

Légumes, fruits, produits d’épicerie en fait tout ce que les ménages ont besoin pour vivre deviennent de plus en plus inabordables pour les petits salaires. Gagner aujourd’hui 40 000 dinars qui à première vue semble un salaire moyen ne l’est pas du tout car les dépenses faites au quotidien dépassent le revenu. En fin de compte une grande majorité de revenus intermédiaires sont consacrés depuis un bon bout de temps à la survie. Juste ce qu’il faut et guère plus et cela n’enchante pas toutes ces familles qui éprouvent des besoins autres que ceux de la bouffe. La célèbre tirade de Molière de la pièce « l’Avare » fait dire à Harpagon « Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger » doit être plutôt lue en sa seconde partie, autrement dit « Il faut vivre pour manger ». Selon le ministre du commerce qui est conscient de la situation, cette inflation perdure à cause de la montée des prix de certains intrants entrant dans la production agricole. Une explication qui n’arrive pas à convaincre les consommateurs de pommes de terre qui ne croient pas à cette histoire d’intrants surtout pour ce produit, facile à ensemencer et qui n’a besoin que d’eau et de l’engrais phosphaté que l’entreprise Fertial produit en suffisance et en exporte même à l’étranger . Il en est de même pour la tomate, produit par excellence de l’été comme l’oignon sec dont les prix n’ont jamais connu une telle hausse. Là aussi toute explication autre que naturelle ne tient pas la route. Certes on peut comprendre les prix élevés des légumes secs comme les lentilles, les pois chiches ou les haricots qui sont importés. De même que le café dont les cours mondiaux flambent en ce moment mais en ce qui concerne les légumes du terroir ainsi que les fruits cela n’entre pas dans la compréhension des citoyens. Ils n’ont jamais payé aussi cher le raisin, la pastèque, le melon que  durant cet été. Il y a indéniablement une recherche du profit à tous les niveaux. Cela va du producteur en passant par l’intermédiaire pour aboutir au détaillant. Chacune de ces catégories profite pleinement. Que l’on appelle cela la loi du marché certes on veut bien le croire mais lorsque l’exagération devient la norme la responsabilité du gouvernement est engagée. Il faut surveiller les marges. Il y a aujourd’hui des fourchettes de prix totalement scandaleuses et on ne fait rien pour y remédier. Que font les contrôleurs de prix qui  connaissent les marges et peuvent contraindre les commerçants à les appliquer ? Où sont –ils passés ? Sont ils à ce point en sous nombre ? Dans tel cas pourquoi ne pas en recruter suffisamment car s’il y a une fonction qui doit être en nombre suffisant c’est bien celle de contrôleur des prix. Finalement toutes les augmentations de salaires et de pensions de retraite décidées par le président de la république pour donner un coup de fouet à la consommation et stimuler la croissance à tous les niveaux sont aujourd’hui réduites à néant par cette inflation à un chiffre et demi qui persiste et qui gagne du terrain.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici